La modernité de l’action publique ne se mesure plus aux discours, mais à la capacité d’une administration à rendre des comptes, à respecter la règle et à rendre transparent l’usage de chaque ressource mise à sa disposition. C’est cette exigence qui a guidé, ce jour, l’installation officielle de la Représentation Provinciale de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics au Lualaba. Un acte institutionnel majeur qui vient consolider l’architecture de la gestion publique provinciale.
1. Une réforme structurelle au service de l’efficacité administrative
La création de cette représentation provinciale de l’ARMP marque une rupture positive avec les pratiques du passé. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics de rapprocher l’expertise de régulation du lieu même où se conçoivent et s’exécutent les projets de développement.
Concrètement, cette nouvelle structure aura un triple mandat :
- L’appui technique aux institutions provinciales : accompagner les ministères, les services et les établissements publics dans la maîtrise et l’application rigoureuse de la réglementation relative à la passation et à l’exécution des marchés publics.
- Le renforcement des capacités : organiser des sessions de formation et de recyclage au profit des autorités contractantes, des membres des commissions de passation des marchés et des opérateurs économiques afin d’harmoniser les pratiques et d’élever le niveau de professionnalisme.
- La promotion de la transparence : veiller à la publicité des procédures, à la traçabilité des décisions et à la reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.
En d’autres termes, l’ARMP Lualaba devient le garant institutionnel d’une commande publique saine, compétitive et orientée vers les résultats.
2. Le Lualaba, vitrine de la vision présidentielle
Lors de la cérémonie d’installation, le Président du Conseil d’Administration de l’ARMP, Monsieur Armand Ciamala Kanyinda, a tenu à rendre un hommage appuyé aux autorités provinciales.
Il a relevé que les avancées enregistrées au Lualaba en matière de gouvernance illustrent de manière éloquente la vision du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour une République Démocratique du Congo réformée, où la modernisation de l’action publique n’est pas une option mais une obligation.
Pour le PCA de l’ARMP, le choix porté sur le Lualaba pour abriter l’une des premières représentations provinciales pleinement opérationnelles n’est pas fortuit. Il récompense une dynamique provinciale déjà engagée : celle d’une administration qui ose la discipline budgétaire, qui privilégie la qualité à la précipitation et qui place l’intérêt général au-dessus de toute autre considération.
3. La rigueur budgétaire, condition du développement durable
Nous en sommes profondément convaincus : il ne peut y avoir ni infrastructures durables, ni services publics de qualité, ni climat de confiance sans une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques.
Une passation des marchés publics maîtrisée permet trois choses essentielles.
Premièrement, elle sécurise l’exécution des grands travaux d’infrastructures dont la province a besoin pour désenclaver ses territoires et soutenir la croissance.
Deuxièmement, elle améliore directement le quotidien des citoyens à travers des écoles mieux équipées, des centres de santé mieux approvisionnés et des services administratifs plus efficients.
Troisièmement, elle crédibilise la province aux yeux des investisseurs privés et des partenaires techniques et financiers. Un État qui respecte ses procédures est un État dans lequel on accepte d’investir.
C’est tout le sens de l’engagement pris aujourd’hui : faire de la conformité une culture et de la transparence une marque de fabrique de la gouvernance lualabaise.
4. Vers une administration exemplaire
Au Lualaba, nous réaffirmons avec force notre détermination. La bonne gouvernance ne sera pas un slogan. Elle sera un levier concret de développement, un outil de transformation sociale et un facteur d’attractivité économique.
Avec l’appui de la Représentation Provinciale de l’ARMP, nous allons poursuivre la vulgarisation des textes, intensifier le contrôle a priori et a posteriori, et sanctionner toute déviation. L’objectif est simple : que chaque projet public, du plus modeste au plus structurant, réponde aux normes, respecte les délais et produise les impacts attendus pour nos populations.
L’installation de cette représentation provinciale n’est donc pas un point d’arrivée. C’est le début d’une nouvelle ère. L’ère d’une administration du Lualaba moderne, redevable, et résolument tournée vers la performance au service du citoyen.
Rédaction