Une pétition visant à destituer Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, a déjà récolté plus de 37 signatures.
Il est accusé d'avoir tenu des propos jugés "incorrects" et "irrespectueux" envers le président Tshisekedi après avoir exprimé son opposition à la révision de la Constitution.
Selon Dany Kabongo, sénateur initiateur de la pétition, la démarche avance normalement : "Les choses sont en train d'évoluer, je pense qu'on va tenir un point de presse pour vous informer là-dessus." Il estime que les propos de M. Lukwebo, en tant que membre du Bureau du Sénat et du présidium de l'Union sacrée, étaient inappropriés et manquaient de respect envers le président de la République.
Bahati Lukwebo avait en effet déclaré lors d'une conférence de presse que la Constitution n'était pas le problème, mais plutôt les hommes qui ne l'appliquent pas, qualifiant le débat sur sa révision de "faux débat". Cette position a suscité des réactions vives de la part de plusieurs personnalités du régime de Kinshasa, qui affirment que la Constitution sera changée.
Le Groupe politique de l'Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) du Sénat s'est désolidarisé de la prise de position de M. Lukwebo, affirmant qu'elle n'avait pas été discutée ni validée au sein du groupe. Le groupe a réaffirmé son soutien à la vision et aux réformes du président Félix Tshisekedi et a condamné l'agression rwandaise contre la RDC.
Le groupe AFDC-A du Sénat a également félicité le Chef de l'État pour les succès diplomatiques enregistrés par la RDC et a salué les efforts pour le renforcement des capacités des FARDC.
Il a également appelé la communauté internationale à maintenir la pression pour mettre fin à l'agression rwandaise contre la RDC.
Yves Sayo