Ads
Mubambiro : Pour le chef de la MONUSCO James Swan, régler la question des FDLR est indispensable à la résolution de la crise sécuritaire
By GéantRadio
Published on 25/04/2026 12:12
POLITIQUE

En mission dans l’est de la République Démocratique du Congo, le chef de la MONUSCO, James Swan, a insisté sur l’urgence de traiter la problématique des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Depuis Mubambiro, au Nord-Kivu, il a estimé que toute avancée durable dans la résolution de la crise sécuritaire passe nécessairement par le règlement de ce dossier.  

Lors de son passage à Mubambiro, James Swan a réaffirmé la position de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC. Selon lui, la persistance des groupes armés étrangers, en particulier les FDLR, constitue un facteur majeur d’instabilité dans la région des Grands Lacs. Vider cette problématique devient donc une condition essentielle pour restaurer la paix et la sécurité.  

Le chef de la MONUSCO a rappelé plusieurs éléments qui justifient cette priorité :

- Présence historique et déstabilisatrice : Actives depuis plus de deux décennies dans l’est de la RDC, les FDLR sont accusées de multiples exactions contre les civils et de trafics illicites de ressources naturelles.  

- Impact régional : La question des FDLR dépasse les frontières congolaises et pèse sur les relations diplomatiques entre la RDC, le Rwanda et les autres pays de la sous-région.  

- Obstacle aux processus de paix : Tant que ce groupe armé reste opérationnel, les efforts de désarmement, de démobilisation et de stabilisation peinent à produire des résultats durables.  

Pour James Swan, résoudre la problématique des FDLR implique une approche multidimensionnelle qui combine :  

Les opérations conjointes entre les FARDC et la MONUSCO doivent être maintenues et mieux ciblées contre les positions connues des FDLR, dans le respect du droit international humanitaire.  

La MONUSCO continue d’encourager les combattants à déposer les armes via le programme DDRRR. Le rapatriement vers le Rwanda reste une option privilégiée pour les éléments éligibles.

La résolution durable passe par une coopération accrue entre Kinshasa et Kigali. Les mécanismes régionaux existants, notamment dans le cadre de la CIRGL et de la Communauté de l’Afrique de l’Est, doivent être pleinement activés. 

Neutraliser les FDLR permettra de réduire les violences contre les populations et de faciliter l’accès des humanitaires dans les zones actuellement inaccessibles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

La sortie du chef de la MONUSCO intervient alors que l’est de la RDC fait face à une recrudescence des violences armées. Plusieurs groupes locaux et étrangers y opèrent, compliquant la réponse sécuritaire. Dans ce contexte, la MONUSCO estime que traiter le cas des FDLR aura un effet d’entraînement sur le démantèlement d’autres groupes armés qui profitent du chaos ambiant.  

À Mubambiro, les acteurs locaux et les représentants de la société civile ont salué la clarté du message. Ils attendent désormais des actions concrètes sur le terrain. La population espère que cette prise de position se traduira par une réduction des attaques, une sécurisation des axes routiers et un retour progressif des déplacés dans leurs villages d’origine.  

James Swan a indiqué que la Mission poursuivra son appui aux FARDC tout en plaidant pour une mobilisation diplomatique plus forte. Des rencontres avec les autorités congolaises et les partenaires régionaux sont prévues pour harmoniser les stratégies et éviter les actions isolées. L’objectif affiché : obtenir des résultats visibles à court terme sur la neutralisation des FDLR.  

Vider la problématique des FDLR n’est pas seulement un impératif sécuritaire congolais. C’est aussi un levier pour apaiser les tensions dans les Grands Lacs, relancer la confiance entre États voisins et créer les conditions d’un développement économique durable dans l’est de la RDC.

Biobe Mugheni 

Comments
Comment sent successfully!

Chat Online