Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé un avertissement concernant les conséquences économiques potentielles de la fermeture du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial de l'énergie.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.
Des conséquences économiques graves
La fermeture du détroit d'Ormuz pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, atteignant potentiellement 100 dollars américains le baril de Brent en quelques jours.
Cela aurait des répercussions importantes sur l'économie mondiale, notamment sur les pays en développement comme la République démocratique du Congo.
Impact sur la RDC
Le ministre souligne que la fermeture du détroit d'Ormuz pourrait avoir des conséquences graves pour la RDC, notamment :
- Une explosion du coût de la vie due à l'inflation importée
- Un impact significatif sur le secteur minier, grand consommateur de carburant
- Une hausse des coûts de transport
Mesures pour atténuer les conséquences
Pour faire face à ce scénario, le ministre propose :
- La constitution et la gestion de réserves stratégiques de pétrole
- L'augmentation des capacités de stockage des entreprises pétrolières et de la SONAHYDROC
- La création de réserves stratégiques de denrées de base (maïs, riz) pour stabiliser les prix sur le marché intérieur
- La diversification de l'économie et des voies d'approvisionnement du pays pour faire face aux chocs exogènes.
Le ministre insiste sur la nécessité d'agir rapidement pour atténuer les conséquences économiques potentielles de la fermeture du détroit d'Ormuz.
Yves Sayo