Un éboulement survenu dans la nuit du 6 au 7 février dans le site minier artisanal de Tilwizembe, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Kolwezi, dans la province du Lualaba, a fait 11 morts et 6 blessés, selon un bilan provisoire du Service d'assistance et d’encadrement de l'exploitation minière artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE).
Le site, qui employait plus de 10 000 personnes, était de nouveau exploité après huit mois d'arrêt causés par la montée des eaux. Les creuseurs sont retournés travailler sans encadrement technique, ce qui a probablement contribué à la catastrophe. « On n'a rien pu faire, tout est allé très vite. Les roches se sont détachées et ont enseveli nos camarades », a déclaré un creuseur présent lors de l'accident.
Patiente Molayi, chargée de la relation publique du comité de creuseurs, a ajouté que les creuseurs étaient venus tard dans la soirée, après le départ du comité des creuseurs, des agents du SAEMAPE et des autres encadreurs.
Les opérations de secours, menées avec l'appui des volontaires, des agents du SAEMAPE et de la coopérative COMIBAKAT, ont permis de remonter les corps à l'aube. Les blessés ont été transférés vers différentes structures sanitaires pour des soins.
Georges Nyembo Kitungwa, directeur provincial du SAEMAPE, a insisté sur la nécessité de respecter strictement les normes de sécurité et l’encadrement minier pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines. « Il est impératif de respecter strictement les normes de sécurité et l’encadrement minier pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines », a-t-il déclaré. Les autorités provinciales n'ont pas encore fait de déclaration officielle sur l'incident.
Ce dimanche 8 février, le site, habituellement animé, était plongé dans un silence de cimetière. Pas de pioches, pas de barres de mine, ni de marteaux. Un immense cratère et des bassins partiellement remplis d’eau témoignent de l’ampleur du drame.
Rédaction/ Prince Timothée Odia