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"Justice instrumentalisée" : Constant Mutamba accuse et monte au front le 13 juillet
By GéantRadio
Published on 05/07/2026 02:45
POLITIQUE

Dans une lettre ouverte adressée au peuple congolais et aux peuples d’Afrique, Constant Mutamba, ancien ministre et président du parti NOGEC, a annoncé qu’il comparaîtra personnellement le 13 juillet 2026 devant la Cour de cassation. Il est poursuivi dans le dossier FRIVAO, qu’il qualifie de « troisième procès politique » monté contre lui depuis plusieurs mois.

Le communiqué, daté du 4 juillet 2026, marque une nouvelle étape dans ce qu’il décrit comme un acharnement judiciaire ciblé.

Selon Constant Mutamba, l’audience du 13 juillet portera sur l’affaire FRIVAO. Il affirme ne pas être concerné par ce dossier, « ni de près, ni de loin ». Pour lui, cette nouvelle citation à comparaître s’inscrit dans la continuité des procédures précédentes.

Il rappelle avoir déjà fait face à deux autres procédures qu’il considère comme politiques. La première, dit-il, n’ayant pas atteint son objectif, ses détracteurs auraient changé de stratégie.

Dans sa lettre, l’ancien ministre revient sur les tentatives dont il dit avoir été victime. Il évoque une « manœuvre devant la Cour d’appel visant à scinder » son parti politique, le NOGEC. Cette tentative aurait échoué. 

Il mentionne également l’arrestation de plusieurs de ses militants. Pour Constant Mutamba, ces actions successives montrent une volonté de l’affaiblir politiquement plutôt qu’une recherche de justice.

« Mes détracteurs ont choisi de me transformer en prévenu dans une affaire à laquelle je ne suis pas mêlé », écrit-il.

Un des passages les plus forts de la lettre concerne son état de santé. Constant Mutamba affirme être alité depuis plusieurs semaines et suivre un traitement médical. Malgré cela, il a décidé de mettre fin à son hospitalisation pour être présent à l’audience.

« Pour mettre fin à ces manipulations de la justice et à ces chantages politiques répétés, j’ai décidé de quitter mon lit d’hôpital, médicaments à la main, afin de défendre la vérité, la vraie justice et mon innocence », déclare-t-il.

Il présente cette décision comme un acte de résistance face à ce qu’il appelle des « manipulations de la justice ».

Au-delà de sa comparution, Constant Mutamba formule une demande précise aux autorités : que le procès du 13 juillet soit diffusé en direct sur la RTNC et sur d’autres chaînes de télévision nationales.

L’objectif, selon lui, est clair : permettre au peuple congolais d’accéder directement à l’information. Il souhaite particulièrement que « les victimes des guerres de Kisangani, dont je fais partie », puissent suivre les débats.

Il veut aussi que toute la lumière soit faite sur la gestion du fonds FRIVAO. Il demande que le procès retrace la période « avant, pendant et après » son passage à la tête de l’institution concernée.

Constant Mutamba replace le début de ces poursuites dans un contexte précis. Il évoque une journée où le peuple s’était rassemblé au Palais du Peuple pour réclamer sa libération auprès du Chef de l’État, lors du retour des Léopards après la qualification pour la phase finale du mondial 2026. 

C’est à ce moment, selon lui, que « cette cabale » aurait commencé. Il y voit la preuve que les poursuites ne relèvent pas du droit, mais d’un affrontement politique.

Dans la dernière partie de son message, Constant Mutamba alerte sur les risques d’une justice utilisée à des fins politiques. Il estime que l’appareil judiciaire « devient désormais un instrument de règlement de comptes politiques, au service d’un groupe ».

Cette mise en garde s’adresse directement aux institutions et à l’opinion publique. Il appelle à la vigilance pour préserver l’indépendance de la justice congolaise.

Le communiqué se termine par un slogan combatif : « RÉSISTANCE ! La patrie ou la mort, nous vaincrons ». 

En choisissant de comparaître lui-même et en réclamant la transparence via une diffusion en direct, Constant Mutamba entend inverser le rapport de force. Il veut faire de cette audience un moment de vérité publique sur l’affaire FRIVAO et sur les accusations portées contre lui.

L’audience du 13 juillet 2026 à la Cour de cassation s’annonce donc comme un moment judiciaire et politique majeur. Elle sera suivie de près tant par les militants du NOGEC que par l’ensemble de la classe politique congolaise.

Yves Sayo 

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