Ce lundi 22 juin 2026, le top départ de la 59ᵉ édition de la session ordinaire de l’Examen d’État a officiellement été donné au lycée Tuendele, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. C’est la ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, qui a lancé les épreuves, marquant ainsi l’entrée en scène de milliers de finalistes du secondaire à travers toute la République Démocratique du Congo.
Pour cette première journée, conformément au calendrier scolaire 2025-2026, les élèves de 6ᵉ année des humanités, anciennement 4ᵉ secondaire, sont confrontés à l’épreuve de Culture générale. Un test décisif qui évalue leur maîtrise de plusieurs disciplines fondamentales : histoire, géographie, philosophie et éducation civique et morale. Cette matière inaugurale donne le ton d’un examen qui s’annonce à la fois exigeant et révélateur du niveau de préparation des candidats.
Devant les finalistes réunis au lycée Tuendele, Raïssa Malu a tenu à adresser un message empreint de responsabilité et d’espoir. Elle les a invités à aborder ces épreuves nationales avec trois maîtres-mots : sérénité, confiance et intégrité.
« C’est l’occasion pour moi de m’adresser d’abord à vous, candidates et candidats. Ces épreuves nationales marquent la fin de vos études secondaires et ouvrent devant vous de nouvelles perspectives, notamment l’accès à l’enseignement supérieur et universitaire. Je vous invite à les aborder avec sérénité, confiance et intégrité. La République démocratique du Congo a besoin de citoyennes et citoyens responsables, engagés et patriotes, capables de contribuer à son développement durable », a-t-elle déclaré.
Pour la ministre, l’Exetat n’est pas qu’une simple évaluation académique. C’est un rite de passage qui consacre des années d’efforts et prépare la relève intellectuelle du pays. Elle insiste sur la valeur morale de l’examen : réussir sans tricherie, avec la conviction que seule la compétence bâtit un avenir solide.
Au-delà des conseils aux élèves, Raïssa Malu a eu une pensée particulière pour les finalistes évoluant dans les zones en crise. Elle a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers de l’éducation qui ont permis l’acheminement des malles d’items, y compris dans l’Est de la RDC, en partie sous occupation.
« L’éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté. Aucun conflit armé ne peut justifier qu’un enfant soit empêché de présenter ses examens dans le calme, la sécurité et la dignité. C’est pourquoi je remercie nos partenaires pour leur appui logistique dans l’acheminement des malles d’items vers les zones sous occupation. Leur engagement permet à nos enfants, y compris dans les contextes les plus difficiles, de faire valoir leur droit à l’éducation et à l’évaluation », a-t-elle affirmé.
Cette logistique exceptionnelle témoigne de la volonté du gouvernement de garantir l’égalité des chances. Chaque finaliste, qu’il soit à Lubumbashi, à Kinshasa ou à Goma, compose sur les mêmes items, au même moment, dans les mêmes conditions de dignité.
Avant cette phase décisive, les candidats ont déjà franchi l’étape de la hors-session. Lancée le 4 mai 2026, elle s’est ouverte comme de tradition par l’épreuve de dissertation. Ont ensuite suivi le français oral, l’anglais oral et le jury pratique, des épreuves qui testent l’expression, la maîtrise des langues et les aptitudes professionnelles des élèves selon leurs options.
Avec la Culture générale, la session ordinaire entre donc dans sa phase active. D’autres disciplines clés vont s’enchaîner dans les prochains jours, jusqu’à la clôture des épreuves écrites.
Comme chaque année, le ministère a réaffirmé son engagement pour la crédibilité de l’Exetat. Des dispositifs de surveillance renforcée et de lutte contre la fraude sont déployés dans tous les centres. L’objectif est clair : préserver la valeur du diplôme d’État et restaurer la confiance des parents, des universités et des employeurs.
Pour ces milliers de jeunes qui tournent aujourd’hui la dernière page du secondaire, l’enjeu dépasse la simple note. C’est l’ouverture vers l’université, les instituts supérieurs, les écoles de formation et, à terme, vers la construction du Congo de demain.
Dans les salles du lycée Tuendele et dans tous les centres du pays, stylos en main, les finalistes ont rendez-vous avec leur destin. Et le message de la ministre résonne encore : aborder l’examen avec sérénité, le réussir avec confiance, le mériter avec intégrité.
Lambert Mwamba