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“Aucun conflit n’arrêtera nos enfants” : Le pari risqué de Raïssa Malu pour l’Examen d’État 2026
By GéantRadio
Published on 21/06/2026 12:13
ÉDUCATION

À moins de 24 heures du coup d’envoi de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a publié un message d’encouragement à l’attention des finalistes, des parents, des enseignants et de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de cette évaluation nationale.

Prévue du 22 au 25 juin 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, cette session constitue un jalon décisif pour plus d’un million de candidats. Au terme de six années d’études secondaires, ces jeunes s’apprêtent à franchir le cap qui leur ouvrira les portes de l’enseignement supérieur et universitaire, tant au pays qu’à l’étranger.  

S’adressant directement aux finalistes, Raïssa Malu a rappelé l’importance symbolique de ces épreuves : « Notre système éducatif franchira une étape décisive avec l’organisation de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026, qui se tiendra du 22 au 25 juin sur l’ensemble du territoire national, conformément au calendrier scolaire. C’est l’occasion pour moi de m’adresser d’abord à vous, candidates et candidats. Ces épreuves nationales marquent la fin de vos études secondaires et ouvrent devant vous de nouvelles perspectives, notamment l’accès à l’enseignement supérieur et universitaire ». Un appel à la sérénité et à la confiance, alors que la pression est forte pour des milliers de jeunes répartis dans toutes les provinces.

La ministre d’État a consacré une part importante de son message à la situation sécuritaire qui affecte encore plusieurs régions du pays. Depuis quelques années, l’organisation des épreuves se heurte à l’occupation d’une partie du territoire national par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda. Malgré ce contexte, le ministère tient à garantir le droit de chaque élève à être évalué dans des conditions dignes.

« L’éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté. Aucun conflit armé ne peut justifier qu’un enfant soit empêché de présenter ses examens dans le calme, la sécurité et la dignité », a martelé Raïssa Malu. Elle a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui ont permis l’acheminement des malles d’items d’examen jusque dans les zones sous occupation. « Leur engagement permet à nos enfants, y compris dans les contextes les plus difficiles, de faire valoir leur droit à l’éducation et à l’évaluation », a-t-elle précisé.

Au-delà de l’aspect logistique, le ministère poursuit la réforme entamée depuis plusieurs éditions : la transformation numérique du traitement des copies. Pour l’édition 2025-2026, Raïssa Malu annonce une avancée significative avec l’ouverture de quatre nouveaux centres de scannage. Ils sont désormais opérationnels à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa. Ils viennent compléter le réseau existant de Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi.

« Cette édition marque une nouvelle avancée dans la digitalisation du processus », a indiqué la ministre. L’objectif est clair : sécuriser la chaîne de traitement des copies, réduire les risques de fraude et de perte, accélérer les opérations de correction et, in fine, publier des résultats plus fiables et plus transparents. Une réponse directe aux attentes des candidats, des familles et de l’opinion publique, souvent sceptiques face aux délais et à la crédibilité des résultats. 

À l’approche des épreuves, la ministre d’État a renouvelé l’engagement du gouvernement congolais en faveur d’un système éducatif inclusif. « Cette réforme permet de sécuriser le traitement des copies, d’accélérer les opérations de correction et de publier des résultats plus fiables et plus transparents. Je souhaite plein succès à toutes les candidates et à tous les candidats. Je réaffirme, au nom du Gouvernement, notre engagement à garantir une éducation de qualité, inclusive et accessible à tous », a-t-elle rassuré.  

Pour cette session 2025-2026, le nombre total de candidats inscrits dépasse le cap symbolique d’un million. Ils proviennent de toutes les options du cycle long organisées sur l’ensemble du territoire national, mais aussi des centres d’examen situés hors des frontières. Une diaspora scolaire qui témoigne de l’attractivité du diplôme d’État congolais.  

L’organisation de ces épreuves intervient dans un climat politique et sécuritaire complexe. Les initiatives diplomatiques régionales et internationales, censées contribuer au retour de la paix et à la restauration de l’autorité de l’État dans l’Est, peinent encore à produire les résultats escomptés sur le terrain. Malgré certaines avancées enregistrées dans les processus de négociation, la stabilité reste fragile dans plusieurs zones où les candidats composeront cette semaine.

En adressant ce message à la veille des examens, Raïssa Malu pose donc les bases d’une session sous le signe de la résilience, de l’innovation et de l’équité. Pour des milliers de finalistes, le 22 juin marquera non seulement la fin d’un cycle, mais aussi le début d’un nouveau chapitre.

Yves Sayo 

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