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Constitution RDC : Le Professeur Yvon Muhongo déclare la loi fondamentale obsolète et réclame sa révision
By GéantRadio
Published on 11/06/2026 15:40
ÉDUCATION

La question d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo mobilise désormais l’ensemble des couches sociales. Après les acteurs politiques et la société civile, c’est au tour du monde académique du Lualaba de se prononcer sur ce débat national.  

Le professeur Yvon Muhongo, recteur de l’Université de Kolwezi et président de la Conférence des chefs d’établissements de l’enseignement supérieur, universitaire, de la recherche scientifique et de l’innovation du Lualaba, a clairement exprimé son soutien à une réforme de la loi fondamentale. Pour lui, cette démarche est devenue indispensable face aux défis multiples auxquels la RDC est confrontée.    

C’est en marge des colloques organisés à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, à l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, que l’universitaire a livré sa position. Selon le professeur Muhongo, la Constitution en vigueur ne répond plus pleinement aux ambitions de développement du pays et aux mutations que connaît la société congolaise.  

Il identifie plusieurs domaines stratégiques qui nécessitent, selon lui, un cadre juridique renouvelé. L’éducation, la santé, la sécurité nationale, la promotion culturelle, la géopolitique ainsi que la consolidation du patriotisme figurent parmi les secteurs où des réformes constitutionnelles pourraient avoir un impact structurant.  

« La Constitution est la mère de toutes les lois. Dès lors qu’elle ne cadre plus avec les réalités d’une nation, il devient impératif de la revisiter pour poser de nouvelles bases propices à son émergence », a soutenu le recteur de l’Université de Kolwezi.   

Le professeur Yvon Muhongo fonde son argumentaire sur les travaux et réflexions menés par plusieurs intellectuels congolais engagés dans la réflexion sur l’avenir institutionnel du pays. Il insiste sur la nécessité d’aborder la question de la révision constitutionnelle avec objectivité, loin des polémiques partisanes.  

Pour le président de la Conférence des chefs d’établissements du Lualaba, le débat ne doit pas être pollué par des attaques personnelles ou des clivages politiques. « Nous n’avons qu’un seul patrimoine commun : la République démocratique du Congo. Il est de notre devoir de nous rassembler autour de ses intérêts supérieurs », a-t-il martelé.    

Au-delà de sa prise de position, le professeur Muhongo lance un appel direct à la communauté scientifique. Il exhorte les enseignants, chercheurs et étudiants à s’impliquer activement dans ce débat national à travers des contributions fondées sur la recherche et l’analyse rigoureuse.  

L’objectif, selon lui, est d’éclairer l’opinion et les décideurs par des données objectives, afin que toute réforme éventuelle repose sur des bases solides. Il estime qu’une révision constitutionnelle bien conduite pourrait consolider les institutions, améliorer la gouvernance et mieux traduire les aspirations profondes des Congolais.   

En conclusion, le recteur de l’Université de Kolwezi résume sa vision en une formule forte : « Changer la Constitution, c’est refuser l’échec de la République démocratique du Congo ».  

Par cette déclaration, la communauté universitaire du Lualaba rejoint officiellement les voix qui plaident pour une refonte du texte fondamental. Le débat sur la révision constitutionnelle, déjà lancé dans plusieurs provinces, gagne ainsi en intensité avec l’apport des milieux académiques, appelés à jouer un rôle d’arbitre scientifique dans les mois à venir.

Rédaction 

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