Ads
Dérapage verbal ? Iracan épingle Tshisekedi pour son "chien" à Houston après le match RDC-Portugal
By GéantRadio
Published on 20/06/2026 05:26 • Updated 20/06/2026 05:27
POLITIQUE

La sortie du Président de la République à Houston continue de faire débat. Après la rencontre de la première journée du groupe K de la Coupe du Monde 2026 qui opposait la RDC au Portugal, Félix Tshisekedi s’est adressé à la diaspora congolaise des États-Unis. Dans son message, le Chef de l’État a utilisé le terme « chien ». Une expression qui déclenche déjà des remous dans la classe politique et sur la toile.

Le député national Gratien Iracan a réagi avec fermeté. Pour l’élu, le contexte sportif ne justifie pas un tel registre de langage de la part du garant des institutions.

« Le Chef de l’État congolais a utilisé le terme "chien" dans son message aux Congolais habitants les États-Unis, à Houston, après le match RDC-Portugal (1-1), première journée du groupe K au Mondial 2026. Quelle qu’en soit l’interprétation, ce langage est inapproprié et non digne d’un Président de la République. Il divise déjà l’opinion », a-t-il martelé.

Gratien Iracan rappelle que la parole présidentielle porte un poids particulier, surtout après un match de Coupe du Monde où les émotions sont à fleur de peau. Le pays, dit-il, a besoin de cohésion pour soutenir ses Léopards, pas de phrases qui peuvent être mal interprétées ou récupérées. 

« Nous appelons le Président Félix à lever toute ambiguïté dans ce propos. La RDC a besoin d’unité, pas de fractures. Nous disons "NON" à des propos divisionnistes », a-t-il conclu.

Cette réaction intervient alors que toute la Nation retient son souffle pour la suite du parcours des Léopards dans ce groupe K. Les analystes soulignent que la période du Mondial est un moment de rassemblement national. Le discours des autorités doit donc, selon eux, accompagner cette dynamique positive plutôt que d’ouvrir un nouveau front de division.

Sur les réseaux sociaux, le débat fait rage depuis la diffusion des images de Houston. Une partie des internautes minimise l’incident et parle d’une expression courante. L’autre partie, plus critique, rejoint Gratien Iracan et estime que la fonction présidentielle impose un devoir d’exemplarité, même hors des frontières.

La présidence n’a pas encore communiqué officiellement pour préciser la pensée du Chef de l’État. En attendant, l’interpellation du député de l’Ituri met en lumière une exigence récurrente : celle d’un discours présidentiel fédérateur, capable de transcender les clivages au moment où la RDC joue son image sur la scène mondiale.

Yves Sayo 

Comments
Comment sent successfully!

Chat Online