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Polémique : En pleine fête nationale, Tshisekedi humilie Kabila – Muyej parle de faute historique
By GéantRadio
Published on 18/06/2026 13:23
POLITIQUE

À la suite des déclarations publiques prononcées par le Président de la République à Houston, au cours desquelles il a qualifié sans réserve son prédécesseur, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, de « chien », une expression d’une violence verbale inacceptable dans l’exercice d’une charge suprême, l’ancien Gouverneur de la Province du Lualaba et ancien Ministre, Monsieur Richard Muyej Mangez Mans, a jugé impératif de rompre le silence.

Par voie de communiqué diffusé sur son compte officiel X, il a exprimé avec gravité son indignation et sa réprobation totale face à une dérive langagière qui porte atteinte à la fonction présidentielle elle-même.  

Monsieur Richard Muyej relève avec consternation que des mots d’une telle brutalité, proférés par la plus haute autorité de l’État, constituent une rupture manifeste avec les exigences de décence, de retenue et de respect dues aux institutions et aux personnes qui les ont incarnées. Il rappelle que Joseph Kabila reste l’artisan d’une transition politique pacifique et exemplaire, reconnue au plan national et international. Réduire son héritage à une insulte publique relève d’un mépris pour la mémoire institutionnelle du pays.   

L’ancien ministre souligne l’absurdité du timing choisi. Intervenir sur ce ton en plein moment de célébration d’un succès sportif national, événement qui devait fédérer toutes les énergies et incarner l’unité congolaise, constitue une faute politique et morale. Au lieu de consolider le sentiment d’appartenance commune, une telle sortie fracture la conscience collective et envoie un signal délétère aux générations montantes.  

Richard Muyej insiste : le Chef de l’État occupe la première place dans la sphère de référence des jeunes Congolais. La dignité inhérente à sa fonction impose un devoir de langage. La parole présidentielle doit être un instrument de rassemblement, d’élévation et d’éducation civique. Elle ne saurait se réduire à une arme de division, d’humiliation ou de règlement de comptes personnels. L’usage d’un vocabulaire outrageant détruit l’autorité morale nécessaire pour diriger et instruire.  

Au-delà de cet épisode précis, l’ancien Gouverneur exprime une inquiétude profonde. Il observe que cette dérive ne relève plus d’un simple dérapage ponctuel ou d’un excès de langage isolé. Elle s’inscrit désormais dans une tendance lourde, une constante de gouvernance qui banalise l’injure publique et banalise l’affrontement verbal au sommet de l’État. Une telle normalisation fragilise durablement les repères éthiques et institutionnels sur lesquels repose la cohésion nationale.  

Monsieur Richard Muyej Mangez Mans conclut en appelant au retour immédiat à une culture de responsabilité dans l’usage de la parole publique. Il exhorte la plus haute magistrature du pays à mesurer le poids de chaque mot, à privilégier la hauteur de vue, et à restaurer l’exemplarité qui seule légitime l’autorité. L’histoire retient les discours qui unissent, non ceux qui rabaissent.

Rédaction 

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