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"Ceux qui crient aujourd’hui sont ceux qui nous ont mis dans le malheur" : Katebe Katoto tacle la classe politique katangaise
By GéantRadio
Published on 02/08/2026 06:09 • Updated 02/08/2026 06:10
POLITIQUE

Dans un message adressé à la population du Katanga, Raphaël Katebe Katoto lance un appel solennel à la cohésion et à la vigilance. Face à ce qu’il qualifie d’« intoxication et de manipulation orchestrées », il invite les Katangais à ne pas se laisser distraire par des discours qui, selon lui, visent uniquement à obtenir des postes politiques.

Pour lui, l’heure n’est plus aux divisions. « Les enfants du Katanga, restons unis. Ne nous laissons pas distraire », martèle-t-il. Une unité qu’il juge indispensable parce que la province traverse déjà une période difficile. « Nous sommes déjà dans le malheur, nous Katangais. Si nous ne tenons pas bon, la situation va s’empirer », prévient-il.

Raphaël Katebe Katoto ne mâche pas ses mots à l’égard de ceux qui, aujourd’hui, multiplient les prises de parole. « Ceux qui sont en train de crier, ils ont été au pouvoir. Ce sont eux qui ont mis les Katangais dans cette situation », déclare-t-il. 

Il pose une question directe : si la gestion du Katanga avait été bonne par le passé, pourquoi la province en serait-elle arrivée là ? « S’ils avaient bien dirigé le Katanga, on ne devait pas se retrouver dans cette situation », souligne-t-il. Pour lui, revenir sur la scène politique sans bilan clair relève de l’oubli, voire du cynisme.

Un autre point central de son intervention porte sur la relation entre les politiques et la population. Il dénonce une « politique de flatteries » qui aurait consisté à distribuer de petites aides pour obtenir le soutien des citoyens.

« On n’est plus dans ce Katanga où on ouvre le portail de la voiture, on te jette 10 dollars et tu es content. On te donne un sac de farine et tu es content », rappelle-t-il. Une pratique qu’il qualifie de mauvaise, car elle maintient les gens dans la dépendance au lieu de construire l’avenir.

Pour illustrer son propos, il fait référence à la Bible : « Il est dit : si tu me donnes un poisson, je vais manger aujourd’hui et je serai content. Mais si tu m’apprends un travail, je vais vivre longtemps ». La leçon est claire : l’urgence n’est pas dans l’aumône ponctuelle, mais dans la création d’opportunités durables.

« Même si on te donne 1000 dollars aujourd’hui, ça va terminer », ajoute-t-il. L’enjeu, selon lui, est de poser la vraie question : quel programme concret ces acteurs proposent-ils pour l’emploi des jeunes, pour l’industrialisation, pour l’éducation et pour la relance économique du Katanga ?

Le message de Raphaël Katebe Katoto est un appel à la responsabilité collective. Il demande aux Katangais d’analyser au-delà des discours et des promesses de campagne. « Il faut, chers Katangais, ouvrir les yeux. Tout ce que ces politiciens font, c’est de la distraction. Ils ne vous amèneront nulle part », affirme-t-il.

Pour lui, la solution ne viendra pas de l’extérieur ni de calculs politiciens. Elle viendra de la capacité des Katangais à « se tenir la main pour résoudre » eux-mêmes leurs problèmes. Cela passe par le travail, par l’exigence de programmes clairs et par le refus de se laisser acheter par des gestes symboliques.

Le discours de Raphaël Katebe se veut à la fois un avertissement contre la manipulation et une invitation à l’action. Loin des slogans, il propose une autre logique : celle de la dignité par le travail, de la solidarité entre Katangais et de l’exigence envers ceux qui aspirent à diriger.

Le message est sans ambiguïté. L’avenir du Katanga ne se construira ni avec des enveloppes distribuées, ni avec des discours de division. Il se construira, dit-il, le jour où la population choisira de privilégier les compétences, les programmes et l’unité plutôt que les promesses éphémères.

Lambert Mwamba 

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