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Réunion stratégique C64 : manifestations, mobilisation… la réponse de l’opposition après le 12 juin
By GéantRadio
Published on 16/06/2026 16:03
POLITIQUE

Ce mardi, la Coalition des forces pour l’alternance C64 a convoqué une réunion stratégique de haut niveau. L’ordre du jour est lourd : passer au crible les événements survenus le vendredi 12 juin à Kinshasa et en tirer toutes les conséquences politiques. 

Depuis plusieurs jours, la capitale congolaise est sous tension. Les incidents du 12 juin ont ravivé les inquiétudes sur l’espace démocratique, la liberté de manifestation et le respect des institutions. Pour la C64, il était indispensable de se réunir rapidement afin d’harmoniser son analyse et d’adopter une position commune face à ce qu’elle qualifie de dérive.

La rencontre, qui se tient dans un climat de discrétion, réunit l’état-major de la coalition. Autour de la table, les principaux leaders de l’opposition congolaise : Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République représenté ; Martin Fayulu, coordonnateur de la Dynamique de l’Opposition ; Delly Sesanga, figure du parti Envol ; Matata Ponyo, ancien Premier ministre ; et Jean-Marc Kabund, président d’Alliance pour le Changement. 

Cette présence conjointe n’est pas anodine. Elle traduit la volonté de la C64 de parler d’une seule voix. Depuis sa création, la coalition martèle son engagement en faveur de l’alternance démocratique et du strict respect de la Constitution du 18 février 2006. Les événements du 12 juin sont donc perçus comme un test majeur pour l’État de droit.

Au cœur des échanges, trois axes structurent les débats. D’abord, l’évaluation factuelle : reconstituer la chronologie des incidents, identifier les responsabilités et mesurer l’impact sur les libertés publiques. Ensuite, l’analyse politique : déterminer si ces événements relèvent d’un cas isolé ou s’inscrivent dans une logique plus globale de restriction des libertés. Enfin, l’orientation stratégique : définir la réponse politique adaptée, à la hauteur des enjeux.

La C64 ne se contente pas d’un constat. Son ambition est de proposer. C’est pourquoi, à l’issue de cette réunion, ses dirigeants prendront la parole devant la presse. Objectif : présenter publiquement leurs conclusions et lever le voile sur la suite du combat politique.

Le point d’orgue de cette sortie médiatique sera la présentation de la feuille de route des prochaines actions citoyennes. Cette feuille de route doit préciser le calendrier, les formes de mobilisation et les revendications précises de la coalition. Selon les proches du dossier, l’accent sera mis sur des actions pacifiques, légales et inclusives, destinées à interpeller l’opinion nationale et internationale.

Le fil rouge de cette stratégie reste la préservation de l’ordre constitutionnel. Pour la C64, il n’y a pas de démocratie sans règles du jeu claires et respectées par tous. La Constitution n’est pas un simple texte : elle est le socle du pacte républicain. Toute atteinte à ses principes, selon les leaders de la coalition, constitue une menace directe pour la stabilité du pays.

Moïse Katumbi devrait insister sur la nécessité d’un dialogue sincère et sans exclusive. Martin Fayulu, connu pour son discours sur la souveraineté populaire, devrait rappeler l’importance de la vigilance citoyenne. Delly Sesanga, juriste de formation, devrait apporter un éclairage sur les aspects institutionnels. Matata Ponyo mettra probablement en avant la dimension économique et sociale d’une gouvernance respectueuse des lois. Quant à Jean-Marc Kabund, son intervention devrait réaffirmer l’engagement des forces de changement pour une rupture avec les pratiques du passé.

Cette réunion intervient à un moment charnière. Entre les échéances politiques à venir et les attentes fortes de la population, la C64 cherche à se positionner comme un rempart et une force de proposition. En dévoilant sa feuille de route, elle veut aussi redonner confiance à une base militante qui attend des signaux forts.

Le message qui devrait ressortir est clair : la coalition ne fera aucun compromis sur les principes. Elle entend utiliser tous les moyens légaux et démocratiques pour faire entendre sa voix. Manifestations, campagnes de sensibilisation, interpellations parlementaires, mobilisation de la diaspora… toutes les options resteraient sur la table, selon des sources internes.

Yves Sayo 

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