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« Coup d’État constitutionnel » : Fayulu lance la séquence judiciaire le 9 juin et appelle à l’assaut citoyen le 12 juin
By GéantRadio
Published on 04/06/2026 19:00
POLITIQUE

Le climat politique en République Démocratique du Congo se tend davantage. Plusieurs figures de l’opposition ont officialisé leur intention de saisir la justice contre le chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour ce qu’elles qualifient de « coup d’État constitutionnel ».   

D’après les déclarations recueillies, le dépôt de la plainte est programmé pour le lundi 9 juin 2026. Les opposants estiment que plusieurs décisions récentes de la présidence violent l’esprit et la lettre de la Constitution. Ils dénoncent notamment des atteintes à la séparation des pouvoirs et aux mécanismes de contrôle démocratique.   

Sans entrer dans le détail juridique du dossier à venir, les porte-paroles évoquent une accumulation de mesures perçues comme une concentration excessive du pouvoir exécutif. Le terme de « coup d’État constitutionnel » est utilisé pour décrire une modification de l’équilibre institutionnel qui, selon eux, contournerait les garde-fous prévus par la loi fondamentale.    

En parallèle de l’action judiciaire, une mobilisation de terrain est prévue. L’opposant Martin Fayulu a déclaré qu’un sit-in sera organisé le jeudi 12 juin 2026 devant le Palais du Peuple, siège du Parlement. L’objectif affiché est d’exprimer publiquement le désaccord de l’opposition et d’appeler au respect de l’ordre constitutionnel.    

À ce stade, la présidence n’a pas encore réagi officiellement à l’annonce de cette plainte. Des sources proches de la majorité présidentielle indiquent toutefois que le camp Tshisekedi considère ces accusations comme politiquement motivées, à l’approche d’échéances électorales clés. Une communication du gouvernement est attendue dans les prochains jours.    

Le dépôt d’une plainte pour « coup d’État constitutionnel » est une procédure rare et hautement symbolique. Sur le plan juridique, il reviendra aux instances compétentes, notamment la Cour constitutionnelle, d’examiner la recevabilité et le fond du dossier. Sur le plan politique, cette initiative marque une nouvelle escalade dans les relations entre le pouvoir en place et une partie de l’opposition.    

Cette annonce intervient dans un contexte déjà marqué par des désaccords sur la gouvernance, la gestion du processus électoral et les réformes institutionnelles. Plusieurs partis d’opposition dénoncent depuis plusieurs mois ce qu’ils décrivent comme une dérive autoritaire. Le pouvoir, de son côté, met en avant la nécessité de réformes pour stabiliser les institutions.   

Les organisateurs du sit-in du 12 juin affirment avoir informé les autorités compétentes, conformément à la législation en vigueur sur les manifestations publiques. La question de l’encadrement sécuritaire de ce rassemblement sera centrale dans les jours à venir, afin d’éviter tout dérapage.   

Les représentations diplomatiques et les organisations régionales suivent de près l’évolution de la situation. Le respect des procédures légales et du droit de manifester pacifiquement constituera un indicateur important pour les partenaires de la RDC.  

Entre recours judiciaire et mobilisation populaire, l’opposition entend placer la question du respect de la Constitution au cœur du débat public. Les prochains jours seront décisifs pour mesurer l’impact politique et juridique de cette double initiative. La rédaction reste attentive aux développements et reviendra avec des éléments complémentaires dès que de nouvelles informations seront confirmées.

Yves Sayo 

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