La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a été frappée par des drones des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ce mercredi 11 mars 2026, selon la rébellion de l'AFC/M23 qui contrôle la ville.
Le bilan provisoire fait état de trois morts.
Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de la rébellion, accuse le régime de Tshisekedi d'être responsable de l'attaque et déplore le silence des partenaires internationaux face à la violation du cessez-le-feu par Kinshasa."La ville de Goma est attaquée par des drones du régime de Kinshasa. Cette nouvelle escalade de la violence nous imposée par Kinshasa s'inscrit dans sa logique de violation permanente du cessez-le-feu au silence étonnant des partenaires du processus de paix", a-t-il déclaré.
Cette attaque intervient après une déclaration conjointe de plusieurs pays et organisations internationales, dont la Belgique, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui ont exprimé leur inquiétude face aux violations du cessez-le-feu dans l'Est de la RDC. Ces pays estiment qu'il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit et appellent toutes les parties à cesser les hostilités et à reprendre les négociations.
Les initiatives diplomatiques, notamment les processus de Washington et de Doha, appuyés par l'Union africaine, peinent à produire des résultats concrets sur le terrain, dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu'entre Kinshasa et l'AFC/M23.
Biobe Mugheni