Justicia Asbl, une organisation de promotion et de protection des droits de l'homme, critique vivement l'annonce du gouvernement congolais de poursuivre judiciairement les infractions numériques, la qualifiant de tentative déguisée de restreindre la liberté d'expression et d'opinion.
Selon l'organisation, cette démarche vise à étouffer les voix critiques du gouvernement, notamment celles opposées au changement de la constitution, alors que le pays fait face à une crise politique et sécuritaire grave.
Le communiqué du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, demandant aux procureurs de veiller à la mise en œuvre effective des poursuites relatives aux infractions commises dans le cyberespace, est perçu comme une menace pour les libertés fondamentales.
Justicia Asbl prévient que ces mesures constituent des atteintes inacceptables aux droits garantis par la constitution et les lois de la République, et pourraient instaurer un pouvoir dictatorial.
L'organisation rappelle que les voix discordantes et les personnalités opposées au changement de la constitution se trouvent déjà sous le collimateur de la justice et des services de sécurité, et que les mesures d'interdiction de manifestations publiques et de rassemblement populaire, ainsi que la restriction des libertés d'expression et d'opinion, sont des signes de la volonté réelle des institutions du pays de restreindre les espaces de liberté.
Yves Sayo