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John Nawej à Fifi Masuka : Sur les 33 ZEA du Lualaba, donnez-en 1 à la jeunesse !
By GéantRadio
Published on 17/07/2026 11:30 • Updated 17/07/2026 17:10
SOCIÉTÉ

Le Lualaba compte aujourd’hui près de 33 Zones Économiques d’Activités, réparties sur l’ensemble de la province. Des espaces pensés pour stimuler l’investissement, attirer les capitaux et structurer l’économie locale. Mais qu’en est-il de la jeunesse, première force vive de notre province ?

C’est la question que soulève aujourd’hui le Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi. Et si, parmi ces 33 ZEA, une seule était mise à la disposition exclusive de la jeunesse du Lualaba ? Et si, sous l’impulsion de Madame la Gouverneure Fifi Masuka Saini, nous posions un acte fort pour l’avenir de nos jeunes ?

Le Lualaba regorge de ressources et d’énergie. Chaque année, des milliers de jeunes diplômés, d’apprentis, de porteurs de projets et d’entrepreneurs en herbe quittent les écoles et centres de formation avec une seule ambition : contribuer au développement de leur province. 

Pourtant, beaucoup se heurtent aux mêmes murs : manque d’espaces pour s’installer, difficulté d’accès au financement, absence de cadre structuré pour lancer une activité, et surtout, absence de perspectives concrètes. À Kolwezi comme dans les autres coins de la Province, ce manque de débouchés alimente la frustration, le chômage et, dans certains cas, des formes de délinquance qui auraient pu être évitées.

Dans ce contexte, la création d’une ZEA dédiée à la jeunesse n’est pas un luxe. C’est une nécessité.

Imaginons un espace économique moderne, sécurisé, viabilisé et exclusivement réservé aux jeunes porteurs de projets du Lualaba. Ce serait d’abord un lieu où les micro-entreprises et les PME pourraient enfin s’installer durablement. Qu’il s’agisse d’unités de transformation agroalimentaire, de start-up du numérique, d’ateliers d’artisanat, de garages de mécanique, d’espaces de couture ou de salons de coiffure, chaque jeune trouverait la possibilité de lancer et de faire grandir son activité dans un cadre adapté.

Mais une ZEA ne se limite pas à du foncier. Elle doit aussi être un écosystème. Les jeunes bénéficieraient ainsi d’un accompagnement solide : des formations pratiques en gestion et en entrepreneuriat, un incubateur pour faire mûrir les idées, et un programme de mentorat avec des chefs d’entreprises expérimentés pour éviter les erreurs de débutant. L’accès aux marchés publics et aux commandes locales serait également facilité, afin de donner aux jeunes entreprises leurs premières références.

Pour lever le frein du financement, des partenariats seraient mis en place entre le Gouvernement provincial, les banques, les microfinances et les partenaires techniques et financiers. L’idée est de proposer des produits financiers adaptés aux réalités des jeunes : garanties allégées, taux préférentiels, et appui au montage de dossiers.

Enfin, cette zone miserait sur la force du collectif. Par la mutualisation des équipements, le partage d’expériences et la mise en réseau, les jeunes entrepreneurs ne travailleraient plus de manière isolée. Ils construiraient ensemble un véritable tissu économique jeune, dynamique et solidaire. Une telle zone deviendrait alors un laboratoire d’innovation et un tremplin pour des centaines, voire des milliers de jeunes.

Les retombées d’une ZEA Jeunes dépassent largement le simple cadre de l’emploi. 

Sur le plan économique, elle permettrait de réduire significativement le taux de chômage des jeunes, de stimuler la production locale et de retenir les talents au Lualaba. Au lieu de chercher ailleurs, nos jeunes construiraient ici.

Sur le plan social, donner un cadre et des perspectives, c’est prévenir. C’est offrir une alternative crédible à l’oisiveté et aux comportements à risque. Un jeune occupé à bâtir son entreprise est un jeune engagé pour la paix et le développement.

Sur le plan institutionnel, ce serait une marque forte du leadership de Madame la Gouverneure. En dédiant un espace à la jeunesse, le Gouvernement provincial enverrait un signal clair : la jeunesse n’est pas l’avenir, elle est le présent.

Chers leaders des jeunes, chers acteurs de la société civile, chers opérateurs économiques, cette réflexion mérite que nous nous y arrêtions. 

Sommes-nous prêts à ouvrir un débat constructif autour de cette proposition ? Sommes-nous prêts à évaluer ensemble la faisabilité technique, juridique et financière d’une telle initiative ? Quels secteurs prioriser ? Quel modèle de gouvernance mettre en place pour garantir la transparence et l’efficacité ?

Le Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi estime que oui. Le moment est venu de passer des discours aux actes concrets.

Conscient de l’urgence et de l’importance du sujet, le Bureau du Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi inscrira cette question à l’ordre du jour de ses prochaines assises. L’objectif est simple : écouter toutes les sensibilités, collecter les propositions, et formuler une recommandation officielle à transmettre au Gouvernement provincial.

Il ne s’agit pas d’opposer la jeunesse aux autres couches de la population. Il s’agit de créer les conditions pour que la jeunesse devienne un véritable moteur de croissance pour le Lualaba.

Le Lualaba a les ressources, le Lualaba a les hommes et les femmes. Il ne manque plus qu’un cadre pour libérer tout ce potentiel. 

Mettre une ZEA à la disposition de la jeunesse, c’est investir dans la stabilité, dans la création de richesses et dans la dignité de toute une génération. 

Ensemble, avec le soutien de nos autorités et sous le leadership de Maman Fifi, nous pouvons transformer cette idée en projet concret. 

Parce que quand la jeunesse gagne, le Lualaba gagne.

John NAWEJ  

Ambassadeur  

Président du Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi

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