Ads
De la Police à l’ANR : John Nawej mène la médiation pour sauver les motards de Luilu
By GéantRadio
Published on 11/07/2026 11:40
SOCIÉTÉ

Dans la Province du Lualaba La cité Gécamines de Luilu a reçu, cette semaine, une délégation du Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi. Conduite par son président, John Nawej, la mission avait un objectif clair : s’enquérir de la situation des jeunes motocyclistes et comprendre les obstacles qui freinent leurs activités quotidiennes.

Dans cette partie de la ville, la moto représente bien plus qu’un simple moyen de transport. Elle constitue pour de nombreux jeunes une source de revenus et une réponse directe au problème du chômage. C’est donc avec une attention particulière que les membres du Conseil ont pris le temps d’échanger avec les principaux concernés.

Au cours de la rencontre, les motards n’ont pas caché leur ras-le-bol. Ils ont dénoncé avec force les tracasseries dont ils seraient victimes au quotidien. Selon leurs témoignages, ces pressions viendraient de certains agents de sécurité qui agiraient en collaboration avec quelques responsables d’associations locales.

Les jeunes ont évoqué des interpellations jugées abusives, des tracasseries sur les axes de circulation et un manque de clarté dans l’application des règles. Ces pratiques, ont-ils souligné, fragilisent leurs activités et entretiennent un climat de méfiance entre les conducteurs et les autorités.

Face à ces préoccupations, le président John Nawej a tenu à rappeler le rôle du Conseil Urbain de la Jeunesse : être la voix des jeunes auprès des institutions et travailler à l’apaisement du climat social.

Après avoir recueilli les doléances des motards, la délégation du CUJ a entrepris une série de démarches auprès des autorités compétentes. Le président Nawej s’est rendu successivement au commandement de la Police, aux bureaux de l’ANR et au bureau du quartier de Luilu.

L’objectif de ces entretiens était d’ouvrir un cadre de discussion avec les responsables politico-administratifs et sécuritaires. Il s’agissait d’identifier ensemble les voies et moyens permettant de mettre un terme aux pratiques de tracasserie et de rétablir la confiance entre les jeunes et les services de l’ordre.

Le Conseil a insisté sur la nécessité d’une application juste et uniforme des règlements, sans abus ni discrimination. Pour John Nawej, la sécurité publique doit aller de pair avec le respect des droits des citoyens, particulièrement des jeunes qui luttent pour leur autonomie.

Dans la continuité de cette démarche, la délégation a également rencontré les responsables des différentes associations de motards actives dans la cité Gécamines. Cette rencontre visait à instaurer un dialogue constructif et à poser les bases d’une collaboration plus responsable.

Les deux parties ont convenu de l’importance de structurer le secteur, de sensibiliser les conducteurs au respect du code de la route et de promouvoir une cohabitation pacifique avec les autorités. Le Conseil Urbain de la Jeunesse s’est positionné comme facilitateur pour accompagner ce processus et veiller à ce que les droits des jeunes soient respectés.

Pour le président Nawej, il est essentiel que les associations jouent pleinement leur rôle d’encadrement et d’intermédiaire, afin d’éviter les malentendus et de privilégier la voie du dialogue à celle de la confrontation.

La démarche du Conseil Urbain de la Jeunesse a été largement appréciée par les habitants de Luilu. Plusieurs riverains et acteurs locaux ont salué l’initiative, y voyant une volonté réelle de traiter les problèmes à la base plutôt que de les laisser s’envenimer.

La population a exprimé sa satisfaction et son espoir de voir cette médiation porter des fruits concrets. Beaucoup attendent désormais une amélioration durable des conditions de travail des motards et un climat plus serein dans la cité.

Au terme de cette mission, le Conseil Urbain de la Jeunesse de Kolwezi réaffirme son engagement à poursuivre le plaidoyer auprès des autorités compétentes. L’objectif reste de transformer ce premier cycle d’échanges en actions concrètes : clarification des procédures, renforcement de la communication entre les parties prenantes et mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements pris.

Pour John Nawej, la jeunesse de Kolwezi a besoin d’un environnement où elle peut travailler en toute quiétude. La lutte contre les tracasseries, dit-il, fait partie des priorités du Conseil pour garantir la stabilité sociale et l’épanouissement des jeunes dans la ville.

Rédaction 

Comments
Comment sent successfully!

Chat Online