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DCMP-K : Jonas Mukamba enterre Kasembele et réclame sa tête
By GéantRadio
Published on 15/07/2026 10:21
SPORT

Le Daring Club Motema Pembe de Kinshasa traverse l’une des périodes les plus tendues de son histoire récente. Lors d’une séance ordinaire tenue ce mardi 14 juillet 2026, le Conseil d’administration du club, présidé par son fondateur Jonas Mukamba Kadiata Nzemba, a publiquement désavoué le Comité de direction et exigé la convocation urgente d’une Assemblée générale de clarification.

Dans un communiqué rendu public à l’issue des travaux, l’organe suprême du club dresse un constat sévère : dysfonctionnements institutionnels, blocages administratifs, résultats sportifs en berne et gestion financière jugée opaque. Le Conseil estime que la situation actuelle met en péril la stabilité et la crédibilité du DCMP-K.

Après examen de la situation institutionnelle, administrative, sportive et financière du club, plusieurs griefs ont été retenus contre le Comité de direction dirigé par Kasembele.

1. Vacance prolongée à la tête de l’exécutif  

Le Conseil pointe d’abord l’absence prolongée du président du Comité de direction. Pour les administrateurs, ce vide à la tête de l’organe exécutif est à l’origine d’une paralysie dans la prise de décisions et dans le pilotage quotidien du club.

2. Intérim contesté  

Autre point de crispation : l’intérim assuré actuellement par un conseiller. Le Conseil d’administration considère cette configuration comme une violation directe des statuts. Selon les textes qui régissent le DCMP-K, l’intérim à la présidence du Comité de direction doit revenir de droit à un vice-président statutaire issu d’une section sportive, et non à un conseiller nommé.

3. Absence à une réunion ministérielle décisive 

Le Conseil reproche également au Comité de direction son refus de répondre à la convocation du ministre des Sports et Loisirs. Cette réunion portait sur le dossier sensible des créances que le DCMP-K doit à des tiers. En boudant cette rencontre, le Comité aurait, selon le communiqué, privé le club d’une opportunité majeure de défendre ses intérêts et de trouver des solutions de désendettement.

4. Communications jugées déconnectées  

Les sorties médiatiques du secrétaire général adjoint, Omer, sont aussi épinglées. Le Conseil les qualifie de « non conformes à la réalité du club » et contraires aux dispositions statutaires. Pour l’organe délibérant, ces prises de parole publiques brouillent le message et entretiennent la confusion auprès des supporters et partenaires.

Au-delà des faits précis, le Conseil d’administration dénonce une dégradation globale du climat de travail au sein des instances.

Il évoque un manque de collaboration chronique entre le Comité de direction et les autres organes du club. Plusieurs membres clés de l’exécutif sont par ailleurs accusés de désertion. Le secrétaire général et le président de la section football figurent parmi les absents régulièrement pointés du doigt.

Le Conseil va plus loin en remettant en cause la légalité de la dernière Assemblée générale ordinaire tenue par le Comité de direction. Selon lui, cette réunion s’est tenue en violation des statuts, ce qui jette un doute sur la validité des décisions qui y ont été prises.

Face à ce qu’il qualifie de « situation grave », le Conseil d’administration ne compte pas rester inactif. Il annonce avoir décidé de saisir les instances sportives compétentes afin d’obtenir la convocation en urgence d’une Assemblée générale de clarification.

L’objectif affiché est clair : mettre à plat la crise institutionnelle, auditer la gestion actuelle, et ramener le club dans le cadre légal et statutaire. Cette assemblée devrait réunir l’ensemble des forces vives du DCMP-K pour décider des mesures correctives et, le cas échéant, du renouvellement des animateurs de l’organe exécutif.

« Il est temps de restaurer l’ordre, la transparence et le respect des textes », peut-on lire entre les lignes du communiqué.

Cette crise intervient à un moment crucial pour le club imanien. Entre les défis financiers, les attentes des supporters et les exigences des compétitions nationales, le DCMP-K ne peut se permettre une instabilité prolongée à sa tête.

Le Conseil d’administration réaffirme dans son communiqué sa volonté de préserver les intérêts du club, de restaurer une gouvernance conforme aux statuts et d’assurer le fonctionnement régulier de toutes les institutions. Il insiste sur la nécessité de privilégier l’intérêt supérieur du Daring sur les logiques personnelles.

Pour les observateurs du football kinois, cette sortie marque un tournant. Après des mois de tensions larvées, la confrontation est désormais ouverte entre le Conseil d’administration et le Comité de direction. La balle est désormais dans le camp des instances sportives nationales, qui devront trancher sur la convocation de cette Assemblée générale.

En attendant, les supporters du DCMP-K suivent avec inquiétude l’évolution de cette crise. Ils réclament une issue rapide afin que le club puisse se concentrer sur l’essentiel : les résultats sur le terrain et la reconstruction d’un projet stable.

L’affaire DCMP-K n’est donc pas terminée. Elle entre dans une nouvelle phase, celle de la clarification institutionnelle, dont l’issue pourrait redessiner la gouvernance du club pour les années à venir.

Yves Sayo 

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