Mercredi soir, la capitale du cuivre a vécu une parenthèse hors du temps. Plusieurs points chauds de la ville de Kolwezi ont résonné au même rythme : celui du ballon rond. À l’occasion de l’entrée historique des Léopards de la RDC dans la Coupe du Monde 2026, la ville s’est transformée en un immense stade à ciel ouvert pour suivre le choc d’ouverture face au Portugal, l’une des plus grandes nations du football mondial.
Dès les premières minutes, l’engouement était palpable. Dans les bars, maquis et espaces publics, les écrans géants ont attiré des milliers de supporters venus communier autour des couleurs nationales. Parmi eux, une délégation du comité de l’ONG Maman Astride Ngolu, conduite par son Président National Ibrahim Malango, a choisi de vivre l’événement au cœur de la ferveur populaire.
Pour cette rencontre exceptionnelle, les membres de l’ONG n’ont rien laissé au hasard. Vêtus de vareuses floquées du léopard, ils ont investi l’espace Planète J transformé pour l’occasion en fanzone. Drapeaux en main, visages peints aux couleurs bleu, jaune et rouge, ils ont suivi chaque phase de jeu avec une intensité rare, comme si leur cœur battait au rythme des passes des hommes de Sébastien Desabre.
L’ambiance a rapidement atteint son paroxysme. Chants patriotiques, danses traditionnelles, cris de joie et vuvuzelas se sont mêlés dans une symphonie unique. Autour de la terrasse, jeunes hommes et femmes, curieux et habitués, se sont joints au mouvement. Chaque accélération, chaque tacle, chaque parade du gardien déclenchait des vagues d’émotion. Et lorsque Yoane Wissa a trouvé le chemin des filets, Kolwezi a explosé.
52 ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que la RDC retrouve la scène mondiale. Ce but de Wissa n’était donc pas qu’un simple point au tableau d’affichage : c’était le symbole d’une génération qui ramène le pays au sommet. Dans les gradins improvisés de Planète J, les supporters de l’ONG Maman Astride Ngolu l’ont compris. Ils ont célébré comme une victoire chaque geste technique, chaque duel remporté face à une sélection portugaise pourtant redoutable.
Au coup de sifflet final, le score de parité affiché au tableau a été accueilli comme un véritable exploit. Tenir tête au Portugal, rivaliser dans l’intensité et la discipline, c’est déjà écrire l’histoire. Pour Ibrahim Malango et son équipe, ce résultat dépasse le cadre sportif. Il incarne la résilience, la fierté et la capacité des Congolais à se lever face aux géants.
« Ce soir, nous n’étions pas seulement des supporters. Nous étions un peuple uni derrière un drapeau », confiait un membre du comité, les yeux encore brillants d’émotion. Cette déclaration résume l’esprit de la soirée : au-delà du score, c’est un moment d’unité nationale qui s’est joué sous les projecteurs.
L’ONG Maman Astride Ngolu, reconnue pour son engagement social dans le Lualaba, a une fois de plus démontré son attachement aux valeurs qui rassemblent. En mobilisant ses membres pour soutenir les Léopards, elle a rappelé que le sport est un puissant vecteur de cohésion. La confiance affichée envers l’équipe nationale pour la suite de la compétition traduit un espoir collectif : celui de voir la RDC franchir d’autres paliers.
Cette soirée du 17 juin 2026 restera gravée dans les mémoires kolweziennes. Entre larmes de joie, accolades et hymne national repris en chœur, Kolwezi a prouvé que la passion du football peut transcender les différences et renforcer le sentiment d’appartenance à la République Démocratique du Congo.
Les Léopards ont ouvert leur Coupe du Monde sur une note d’espoir. Et dans les rues de Kolwezi, l’écho des vuvuzelas continue de résonner comme une promesse : celle d’un parcours qui ne fait que commencer.