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2-1 sur le terrain, K.O en coulisses : L’AS Maniema Union dévoile les dessous d’un match truqué face à Mazembe
By GéantRadio
Published on 08/06/2026 09:44 • Updated 08/06/2026 09:50
SPORT

Au terme de la rencontre disputée ce dimanche 7 juin 2026 au Stade TP Mazembe de Lubumbashi, l’AS Maniema Union n’a pas mâché ses mots. Dans un communiqué publié ce lundi depuis , la direction du club « condamne avec la plus grande fermeté les agressions physiques subies par ses joueurs » dès le coup de sifflet final.

Selon le club, plusieurs membres de l’effectif ont été pris à partie par des supporters du TP Mazembe ainsi que par certains ramasseurs de ballons présents en bordure de terrain. « Ces actes de violence, filmés et documentés, constituent une atteinte directe à l’intégrité physique de nos athlètes et aux valeurs fondamentales du sport », précise le document. Pour l’AS Maniema Union, il est hors de question de « tolérer que l’issue d’une rencontre se règle en dehors du cadre strictement sportif ».

Au-delà des incidents post-match, le club de Kindu replace ces événements dans un contexte plus large qu’il juge hostile. L’AS Maniema Union « estime que ces incidents ne sont pas isolés » et qu’ils « s’inscrivent dans un contexte particulièrement tendu, marqué par les manœuvres de certaines formations visant à empêcher l’AS Maniema Union d’évoluer à domicile, au Stade Joseph Kabila de Kindu ». Le club rappelle que cette situation avait été « validée en son temps par le Comité de Normalisation (CONOR) », une décision qui, selon lui, « a porté un coup sévère au principe d’équité sportive ».

Autre grief majeur soulevé dans le communiqué : le non-respect du huis clos imposé par les autorités pour cette rencontre. « Alors que les autorités compétentes avaient formellement décrété un huis clos pour cette affiche, le TP Mazembe a autorisé l’accès de l’enceinte à plus d’une vingtaine de personnes non accréditées », dénonce l’AS Maniema Union. Le club considère que « cette entorse manifeste aux directives officielles soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité et l’impartialité de l’organisation du match », et affirme que « le non-respect du huis clos a directement favorisé les débordements constatés ».

La direction n’épargne pas non plus le corps arbitral. Elle « déplore également la prestation de l’arbitre central, Monsieur Gustave Tshiniongolo », dont « plusieurs décisions ont eu un impact déterminant sur le scénario du match ». Sont notamment pointés « l’octroi d’un penalty jugé inexistant en faveur du TP Mazembe » ainsi que « l’absence totale de sanctions face aux comportements antisportifs du gardien Marc Diouf et du joueur Bongeli, tous deux du TP Mazembe, à la 90e minute de jeu ».

Face à ce qu’il qualifie de dérives, l’AS Maniema Union dit attendre une réaction forte de la Ligue Nationale de Football. Le club « invite la LINAFOOT à se saisir du dossier sans délai » et demande « l’ouverture d’une enquête disciplinaire et l’identification formelle des auteurs des agressions », « l’application stricte des sanctions prévues par les règlements en cas de violence et de non-respect du huis clos », ainsi qu’« une évaluation technique de l’arbitrage de Monsieur Tshiniongolo Gustave par la Commission compétente ».

« La crédibilité du championnat national repose sur le respect des textes, la protection des acteurs et l’impartialité des officiels », martèle le communiqué. L’AS Maniema Union conclut en rappelant qu’« il appartient aux instances dirigeantes d’assumer pleinement leurs responsabilités pour garantir l’équité sportive et restaurer la sérénité ». Le club « se réserve le droit d’user de toutes les voies de recours prévues afin que justice soit rendue ».

La LINAFOOT n’a pas encore réagi officiellement à ce communiqué.

Etienne Kankwende 

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