Le ministère de la Communication et Médias a apporté de nouvelles précisions sur l’évolution du dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, mis en place en avril dernier. Dans un communiqué publié ce jour, les autorités congolaises indiquent que le processus de départ des bénéficiaires se poursuit conformément au calendrier initialement prévu.
« À ce jour, plus de la moitié des quinze ressortissants accueillis sur le territoire national le 17 avril 2026 dans le cadre de ce mécanisme ont déjà regagné leurs pays d’origine. D’autres départs sont programmés à très court terme, en application des modalités de mise en œuvre du dispositif », détaille le communiqué ministériel.
Pour le gouvernement, ces départs successifs viennent corroborer la nature même du mécanisme. « Ces évolutions confirment le caractère strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps de cette mesure, comme annoncé dès son lancement », souligne le texte. L’exécutif réaffirme par ailleurs « son attachement indéfectible au respect de la souveraineté nationale, des lois de la République et des intérêts supérieurs de la Nation ».
Pour mémoire, le dispositif d’accueil temporaire avait été officiellement annoncé par Kinshasa au cours du mois d’avril 2026. Dès la présentation du projet, les autorités avaient insisté sur sa portée strictement provisoire. L’engagement pris était clair : les personnes concernées ne devaient séjourner sur le sol congolais que pour une durée limitée, le temps d’organiser soit leur retour vers leurs pays d’origine, soit leur réinstallation vers des destinations tierces.
L’objectif affiché était de répondre à une situation humanitaire ponctuelle, sans créer de précédent ni d’installation durable. Le gouvernement avait alors précisé que le nombre de personnes concernées était restreint et que le processus serait encadré, contrôlé et réversible.
Malgré ces garanties, l’annonce du dispositif avait provoqué une vague de réactions critiques en avril dernier. Plusieurs formations politiques de l’opposition ainsi que des organisations de la société civile avaient exprimé leurs réserves. Les principaux griefs portaient sur un risque potentiel d’atteinte à la souveraineté nationale. Certains acteurs y ont également vu une initiative diplomatique destinée à consolider les relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et l’administration du président américain Donald Trump.
Le sujet avait rapidement trouvé un écho au sein de l’hémicycle. Plusieurs députés nationaux avaient réclamé l’ouverture d’un débat parlementaire afin de clarifier les contours, les bases juridiques et les implications politiques et sécuritaires du mécanisme. À ce jour, aucun débat de fond n’a cependant été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Avec ce nouveau communiqué, le gouvernement entend démontrer que le calendrier de sortie du dispositif est respecté. L’annonce du départ effectif de plus de la moitié des quinze ressortissants vise à répondre aux interrogations sur la pérennité du mécanisme. Les autorités assurent que les prochains départs interviendront « incessamment », conformément aux procédures établies avec les pays d’origine et les partenaires impliqués.
Le ministère de la Communication indique que des points d’étape seront communiqués au fur et à mesure de l’avancement du processus, jusqu’au départ du dernier bénéficiaire concerné par le dispositif mis en place le 17 avril 2026.
Yves Sayo