Après leur passage en Belgique conclu par un match nul 0-0 face au Danemark mercredi 3 juin, les Léopards de la RDC ont pris la direction de Malaga . Objectif affiché : accélérer la préparation en vue de la phase finale de la Coupe du monde.
Le rassemblement en Belgique a posé les fondations. Entre travail athlétique, ateliers tactiques et séances vidéo, le staff a profité de ce stage pour évaluer un groupe élargi. 
Le match amical contre le Danemark, disputé le mercredi 3 juin, a servi de premier révélateur. Score final 0-0. Au-delà du résultat, la rencontre a permis de mesurer la solidité défensive des Léopards face à une nation européenne bien organisée. Le bloc équipe a tenu, l’animation offensive a montré des séquences intéressantes malgré un manque de réalisme. Des enseignements précieux à ce stade de la préparation. 
La délégation congolaise a rallié l’Andalousie dans la foulée. Le choix de Malaga répond à trois critères clairs. D’abord, un climat méditerranéen idéal début juin pour enchaîner les charges de travail sans subir de stress thermique excessif. Ensuite, des infrastructures de très haut niveau. Le centre sélectionné propose plusieurs pelouses en gazon naturel, un pôle performance avec salle de musculation, et tout l’arsenal pour la récupération : cryothérapie, bains contrastés, espace kiné et médical. 
Enfin, la densité d’équipes présentes dans la région. En juin, la Costa del Sol devient un carrefour des sélections et clubs en stage. Cela garantit aux Léopards des sparring-partners de qualité. L’idée est de monter en intensité et d’affronter des profils variés avant la Coupe du monde.
Le stage de Malaga marque l’arrivée des derniers cadres libérés par leurs clubs après la fin des championnats européens. Ils intègrent un groupe qui a déjà pris ses marques en Belgique. La concurrence devient totale. Aucun poste n’est figé. Le message du sélectionneur est clair : l’état d’esprit et la performance à l’entraînement dicteront la hiérarchie. 
Les jeunes joueurs convoqués ont une opportunité réelle de bousculer l’ordre établi. Mais le niveau d’exigence monte d’un cran. La Coupe du monde ne laisse aucune place à l’approximation. Chaque séance, chaque duel compte.
À Malaga, les Léopards entrent dans la phase 2 de leur préparation. Le menu est dense. Doubles séances quotidiennes avec alternance entre travail aérobie, puissance, vitesse et ateliers techniques. Les principes de jeu sont disséqués. Le staff insiste sur trois axes : les transitions offensives rapides, la maîtrise du bloc médian à la perte, et l’efficacité dans les 30 derniers mètres. 
La cellule vidéo prend une place centrale. Chaque entraînement est filmé et débriefé. Les alignements, les courses de compensation, les choix sous pression sont analysés individuellement et collectivement. L’objectif est d’automatiser les réponses face aux différents scénarios de match. 
Le stage en Espagne doit donner une âme à cette équipe. La RDC veut arriver à la Coupe du monde avec une identité claire. Un football capable de tenir le ballon pour imposer son tempo, mais aussi de frapper vite en transition. La solidité défensive vue contre le Danemark devra se confirmer. Le chantier offensif reste ouvert. Il faut transformer les temps forts en buts. 
La fédération a mis les moyens logistiques et humains pour une préparation optimale. Staff élargi, suivi médical pointu, analyse data. Tout est réuni pour que le groupe travaille dans les meilleures conditions.
Depuis Kinshasa jusqu’à la diaspora, la ferveur monte. Chaque image d’entraînement, chaque déclaration est scrutée. Le peuple congolais rêve d’un parcours historique. Les joueurs le savent et le répètent : ils veulent rendre fière la nation. 
Après une Belgique utile conclue par un 0-0 face au Danemark, place à l’Espagne pour passer un cap. Malaga n’est pas une étape de plus. C’est le lieu où les Léopards doivent souder un collectif, imposer un style et gagner en certitudes.
La phase finale de la Coupe du monde approche. Le compte à rebours est lancé. C’est ici, sous le soleil andalou, que la RDC construit le socle de son défi mondial.
Etienne Kankwende/ Rédaction