La question de la révision constitutionnelle continue de structurer le débat politique en République démocratique du Congo. Dans ce contexte, la Cité Béthel, haut lieu spirituel dirigé par le Pasteur Moïse Mbiye, s’est positionnée comme un espace de dialogue entre acteurs religieux et responsables politiques.
Ce mardi 26 Mai 2026, le responsable de la réserve de l’Éternel a reçu au sein de ses bureaux le Secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, l’honorable Augustin Kabuya. L’objet de la rencontre : la présentation du projet de révision constitutionnelle baptisé « C4 ».
Dès l’entame de l’entretien, les deux personnalités ont tenu à souligner le climat serein dans lequel s’est déroulée la discussion. Loin des postures politiciennes, l’échange a porté sur les défis structurels auxquels fait face la RDC aujourd’hui. La gouvernance, la stabilité institutionnelle, le développement socio-économique et la sécurité du territoire ont constitué l’ossature des échanges.
Pour le Pasteur Moïse Mbiye, cette rencontre dépasse le cadre d’une simple audience protocolaire. Il y voit une occasion de rappeler le rôle que peuvent jouer les leaders religieux dans l’accompagnement des processus de transformation du pays. « Nous sommes concernés par cette affaire », a-t-il déclaré, marquant ainsi l’engagement de la Cité Béthel à suivre de près les évolutions constitutionnelles qui engagent l’avenir de la nation.
Au-delà de la présentation technique du projet « C4 », la visite d’Augustin Kabuya a permis de réaffirmer l’alignement de la Cité Béthel sur la vision portée par le Chef de l’État. Le Pasteur Moïse Mbiye a saisi l’occasion pour réitérer publiquement son soutien à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans son intervention, il a insisté sur la disponibilité constante de la communauté de la Cité Béthel à accompagner toute initiative visant à améliorer les conditions de vie des Congolais. Cet accompagnement, a-t-il précisé, s’inscrit dans une logique de complémentarité entre l’action spirituelle et l’action publique.
« Nous serons toujours disponibles quand il s’agira de promouvoir le bien-être des populations, de renforcer le développement social et économique, et de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il souligné.
Si le contenu détaillé du projet « C4 » n’a pas été divulgué publiquement lors de cette rencontre, sa présentation par le numéro un intérimaire de l’UDPS indique que le parti présidentiel entend poursuivre la sensibilisation auprès des forces vives de la nation. L’objectif affiché est de bâtir un consensus large autour d’une réforme jugée nécessaire pour adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles du pays.
Pour les observateurs, l’implication de figures religieuses influentes comme le Pasteur Moïse Mbiye dans ces consultations traduit la volonté du pouvoir de ne pas cantonner le débat constitutionnel aux seuls cercles politiques. L’Église, en tant qu’acteur social majeur, reste un interlocuteur incontournable dans la recherche de stabilité et de cohésion nationale.
La position adoptée par la Cité Béthel illustre une tendance de plus en plus marquée : celle d’un engagement citoyen assumé par les leaders spirituels. Sans se substituer aux institutions républicaines, ceux-ci entendent jouer un rôle de veille, de conseil et de médiation.
Le Pasteur Moïse Mbiye l’a rappelé en clôture de la rencontre : l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les calculs partisans. C’est dans cette perspective que la Cité Béthel se dit prête à poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de révision constitutionnelle.
Cette audience intervient alors que le débat sur la révision constitutionnelle prend de l’ampleur dans l’espace public. En recevant les porteurs du projet « C4 », la Cité Béthel envoie un signal clair : les questions constitutionnelles concernent l’ensemble des Congolais, au-delà des clivages politiques.
Reste à voir si cette démarche inaugurera une série de consultations similaires avec d’autres communautés religieuses et organisations de la société civile. Ce qui est certain, c’est que la dynamique enclenchée place le dialogue et la recherche du consensus au centre du processus.
Pour la Cité Béthel, l’enjeu est simple : accompagner le pays vers des institutions plus solides, au service d’une paix durable et d’un développement inclusif. Un message qui résonne avec les attentes d’une population en quête de stabilité et de progrès concrets.
Yves Sayo