Le TP Mazembe passe à l’offensive. Le club de Kamalondo a saisi la LINAFOOT pour obtenir le remboursement de 94 556,27 USD au FC Saint Éloi Lupopo, correspondant aux frais avancés pour réparer le stade afin d’accueillir le quart de finale de la CAF de l’AS Maniema Union.
Explications :
Le 2 avril 2026, Mazembe envoie sa lettre 18/MKC/TPM/26 avec les factures à l’appui et fixe un délai de six jours à Lupopo, jugé responsable des dégâts. Lupopo répond le jour même par la note 16/PRLPP/2026-JKK, accuse réception et demande les détails pour vérification.
Dans un second courrier, 17 RLPP/2026-JKK, le club jaune et bleu accepte de prendre en charge les frais mais sollicite 30 jours pour vérification avec ses experts. Mazembe accepte et fixe l’échéance au 2 mai 2026 via sa réponse 20/MKC/TPM/26.
Passé ce délai, aucun expert de Lupopo ne se présente. Aucune conciliation, aucune vérification n’a eu lieu.
Le 22 mai 2026, Mazembe saisit officiellement la LINAFOOT et dénonce l’« insouciance totale » de Lupopo. Le club réclame le paiement intégral des 94 556,27 USD et l’application immédiate des décisions 028 et 030 déjà prononcées.
Lupopo se défend en affirmant avoir versé un acompte dès le 2 avril et demande à la LINAFOOT de déduire le solde sur ses recettes de matchs. Le club dit attendre encore les factures détaillées pour valider les comptes et précise que, selon ses informations, le stade aurait déjà été réparé par Mazembe.
Lupopo invoque aussi un problème de délai : la décision 030 lui aurait été notifiée tard le 31 mars, veille d’un jour férié, ce qui l’aurait empêché de s’exécuter à temps. Il demande un sursis pour éviter la suspension et disputer ses matchs de play-off. 
La LINAFOOT doit désormais trancher. Au-delà de l’argent, c’est son autorité qui est en jeu. Si Lupopo ne s’exécute pas, une nouvelle suspension est possible. Le Comité de Gestion garde le silence pour l’instant, et sa décision déterminera si ce bras de fer entre les deux géants de Lubumbashi se règle à l’amiable ou devant la commission disciplinaire.
Etienne Kankwende