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Shabani Lukoo rallume le standard : la police aura-t-elle enfin le réflexe urgence ?
By GéantRadio
Published on 23/04/2026 03:39
SÉCURITÉ

Grâce à l’impulsion du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, le Centre d’appel d’urgence de la Police nationale congolaise est de nouveau opérationnel. Cette relance intervient après plus de 12 ans d’arrêt, marquant une avancée significative dans la modernisation des services de sécurité publique.

La population peut désormais joindre facilement les forces de l’ordre grâce à deux numéros verts. Ces lignes d’urgence ont été officiellement remises au VPM Jacquemain Shabani Lukoo par le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, au cours d’une cérémonie tenue à Kinshasa. 

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de rapprocher la police de la population et de renforcer la réactivité face aux situations d’insécurité. Les numéros verts permettront aux citoyens de signaler en temps réel les cas d’agression, de vol, d’accident ou toute autre menace à l’ordre public, 24h/24 et 7j/7.

La relance du Centre d’appel d’urgence fait suite à plusieurs missions d’évaluation et de suivi menées personnellement par le VPM de l’Intérieur. Il y a deux semaines, Jacquemain Shabani Lukoo s’était rendu au Commissariat général de la Police nationale pour inspecter l’état d’avancement des travaux de connectivité et assister aux tests techniques du Centre de Commandement, de Contrôle et de Communication, C3C.

Le C3C constitue l’épine dorsale du dispositif. Il centralise les appels, coordonne les interventions sur le terrain et assure la traçabilité des opérations. Sa remise en service s’accompagne d’équipements modernes, d’une mise à niveau du réseau de télécommunication et de la formation des opérateurs chargés de réceptionner les appels.

Pour le ministère de l’Intérieur, cette relance répond à un double impératif : restaurer la confiance entre la police et la population, et améliorer les délais d’intervention. L’absence d’un numéro d’urgence fonctionnel depuis plus d’une décennie avait considérablement affaibli la capacité de réaction des forces de l’ordre, notamment dans les grandes agglomérations.

Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a souligné que la mise à disposition des numéros verts traduit la synergie entre les différents départements ministériels pour des solutions concrètes aux problèmes de sécurité. Les opérateurs de téléphonie mobile ont été associés au processus afin de garantir la gratuité des appels et une couverture nationale optimale.

Du côté de la Police nationale, le Commissariat général s’est engagé à assurer une permanence qualifiée et à sanctionner tout dysfonctionnement dans le traitement des alertes. Des mécanismes de contrôle et d’évaluation seront déployés pour mesurer l’efficacité du centre et ajuster le dispositif si nécessaire.

Les organisations de la société civile saluent cette avancée, tout en appelant à une large campagne de vulgarisation des numéros auprès de la population. Elles insistent également sur la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte et de garantir la confidentialité des appels pour encourager les dénonciations.

Avec la réactivation du Centre d’appel d’urgence, le Gouvernement entend poser les bases d’une police plus accessible, plus réactive et plus redevable. Le VPM Jacquemain Shabani Lukoo a réaffirmé que la sécurisation des personnes et des biens demeure une priorité, et que d’autres réformes suivront pour consolider les acquis dans le secteur de la sécurité intérieure.

Yves Sayo 

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