En visite officielle en RDC, la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a rappelé à Kinshasa les conditions strictes d’octroi de l’asile en Belgique.
Devant la presse à l’ambassade de Belgique, elle a souligné que les motifs économiques ou sociaux ne justifient pas une demande de protection internationale.
- Motifs non recevables : "Les raisons économiques, sociales ou financières ne sont pas des raisons pour lesquelles on peut recevoir l’asile", a martelé la ministre.
- Critères applicables : Seules les personnes victimes de persécutions graves et craignant pour leur vie ou leur liberté relèvent de la procédure, conformément à la Convention de Genève.
Anneleen Van Bossuyt précise que la Belgique n’est pas fermée aux Congolais, mais insiste sur le respect des voies légales. "Il y a déjà une grande communauté congolaise présente en Belgique. Pour nous, il est important d’éviter que les gens viennent et de les informer", a-t-elle déclaré. Sa visite vise aussi à sensibiliser aux risques liés aux filières irrégulières.
Cette mise au point intervient alors que la Belgique enregistre une forte hausse des demandes d’asile de ressortissants de la RDC. Les chiffres officiels passent d’environ 1 250 demandes en 2023 à 2 500 en 2025. La tendance se poursuit début 2026, avec plus de 450 demandes comptabilisées sur les trois premiers mois.
Première visite en RDC pour la ministre, ce déplacement prévoit des échanges avec les autorités congolaises sur les dossiers migratoires actuels. Les deux pays, liés par une histoire commune, comptent une diaspora congolaise importante en Belgique : étudiants, travailleurs, regroupement familial et, plus récemment, demandeurs de protection internationale.
Yves Sayo