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Ultimatum à Balanganayi : prouver ou assumer, « Pas de joker Tshisekedi »
By GéantRadio
Published on 14/04/2026 17:13
POLITIQUE

Dans une déclaration officielle, la députée Cathy Sakombi Moleka a directement interpellé le Dr David Balanganayi, condamné par la justice. Elle pose une alternative claire :

soit le médecin peut prouver ses affirmations, et des clarifications institutionnelles devront alors être apportées au regard des articles 149, 150 et 151 de la Constitution sur l’indépendance du pouvoir judiciaire. Soit il en est incapable, et il devra assumer d’avoir impliqué le chef de l’État dans une affaire judiciaire sensible.

L’élue souligne que de tels propos pourraient relever pénalement des dispositions sur les fausses nouvelles ou l’offense envers le Président de la République.

Cathy Sakombi Moleka a rappelé que Félix Tshisekedi, désigné « champion de la Masculinité Positive » par l’Union africaine, est un défenseur affirmé de l’indépendance judiciaire. Son nom, insiste-t-elle, « ne peut être utilisé à la légère dans une séquence de confusion ou de diversion ».

L’affaire intervient dans un procès qui a marqué l’opinion en RDC et à l’international, notamment autour de la notion d’« état de nécessité » retenue par les juges. Pour la députée, cette circonstance exonératoire exige un danger « réel, actuel ou imminent, et non hypothétique », ce qui ne correspond pas au cas d’espèce selon elle.

Se fondant sur l’article 138 de la Constitution, Cathy Sakombi Moleka se réserve le droit de déposer toute initiative parlementaire utile. Objectif : permettre à la représentation nationale d’être pleinement éclairée et faire prévaloir « la vérité institutionnelle sur la rumeur et la théâtralisation ».

Le Dr David Balanganayi a été condamné le vendredi 3 avril 2026 par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole à deux mois de servitude pénale avec sursis d’un an. Cette peine lui a évité l’incarcération.

Le jugement devait clore une affaire qui a agité Kinshasa après la diffusion d’une vidéo montrant le médecin porter des coups à une patiente après son accouchement.

Mais ses déclarations post-libération, affirmant avoir reçu des assurances de Félix Tshisekedi via un messager durant sa détention, continuent de susciter des réactions.

Yves Sayo 

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