Le groupe d'experts des Nations Unies a publié son rapport intermédiaire sur la situation sécuritaire dans l'est de la RDC, mettant en lumière les défis liés aux pourparlers de paix.
Les discussions de Doha entre le gouvernement de Kinshasa et le mouvement rebelle AFC/M23, sous la médiation du Qatar, sont au point mort en raison de désaccords sur les exigences de la rébellion.
Les experts de l'ONU soulignent que la méfiance et les accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu compromettent les initiatives de paix, notamment les processus de Washington et de Doha. Les divergences d'interprétation de la déclaration de Doha entre l'AFC/M23 et Kinshasa sont notables : Kinshasa attend un retrait et un cantonnement de l'AFC/M23, tandis que la rébellion cherche à conserver ses positions et à s'intégrer dans les structures étatiques, prônant l'autonomie et le fédéralisme.
Malgré ces tensions, un accord-cadre a été signé à Doha, couvrant huit protocoles clés : libération des prisonniers, surveillance du cessez-le-feu, accès humanitaire, restauration de l'autorité de l'État, arrangements sécuritaires, identité et citoyenneté, relance économique et justice. Kinshasa a salué cet accord comme une étape décisive vers la paix, tandis que l'AFC/M23 accuse Kinshasa de ne pas respecter ses engagements, notamment en boycottant des réunions d'évaluation du cessez-le-feu.
Rédaction