Le président congolais Félix Tshisekedi a entrepris une visite de travail à Luanda, à l'invitation de son homologue angolais João Lourenço, président de l'Angola et président en exercice de l'Union africaine.
Cette démarche s'inscrit dans la continuité de la rencontre entre les deux chefs d'État le 4 janvier dernier dans la capitale angolaise, axée sur l'examen des initiatives visant le rétablissement durable de la paix dans l'est de la RDC, dans le cadre des processus de Washington et de Doha.
Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire préoccupante dans l'est du pays, marquée par une dégradation notable. Félix Tshisekedi a souligné que son homologue angolais lui avait soumis des propositions jugées "très intéressantes" et susceptibles de contribuer significativement à la recherche d'une solution pacifique, tout en insistant sur le fait que la situation sur le terrain restait celle "d'une guerre qui nous a été imposée".
Cette séquence diplomatique intervient au lendemain de l'entérinement des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, en présence du président américain Donald Trump, et alors que les combats se sont intensifiés dans l'est de la RDC.
La rébellion de l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), que Kinshasa affirme être soutenue par le Rwanda, a récemment pris le contrôle de la ville stratégique d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu .
Face à cette situation, Félix Tshisekedi multiplie les consultations régionales, notamment avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, pour informer les partenaires régionaux des dernières évolutions sécuritaires et humanitaires dans l'est de la RDC.
Une réunion ministérielle régionale est prévue du 8 au 10 janvier à Livingstone, en Zambie, pour aborder la situation sécuritaire dans l'est de la RDC.
Rédaction