Le climat politique congolais vient de connaître un tournant majeur. Dans une note circulaire N°001/USN/SEC.PERM/MBMA/2026 rendue publique ce jeudi 16 octobre, le Secrétariat Permanent de l'Union Sacrée de la Nation (USN) a lancé un appel à la mobilisation générale pour la défense de la Patrie.
Signée par le Professeur André MBATA B. MANGU, Secrétaire Permanent et Porte-Parole de l'USN, cette note est adressée à l'ensemble de la famille politique de la majorité présidentielle : Présidents des Regroupements, Partis politiques, Associations, Présidents des Conseils provinciaux, Gouverneurs, Secrétaires exécutifs, coordinations des Femmes et des Jeunes, tant au pays que dans la Diaspora.
Au cœur de cette circulaire, une accusation d'une extrême gravité portée contre l'ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Le document rappelle que ce dernier, condamné à mort pour haute trahison, est présenté comme fondateur et commandant en chef de l'AFC/M23.
L'USN estime que Joseph Kabila a fini par se dévoiler lui-même en prenant désormais la direction de l'agression contre son propre pays, à travers la création de ce qu'elle qualifie de « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN), un mouvement jugé honteux et au service de ses intérêts personnels, de ceux du Rwanda et de leurs alliés.
Le Secrétariat Permanent lie d'ailleurs cet événement à la réforme constitutionnelle en cours, souhaitée par le peuple congolais, qui devrait prescrire qu'un ancien Chef de l'État condamné définitivement ou qui prend les armes contre son pays ne puisse plus se prévaloir de la qualité de Sénateur à vie.
Invoquant l'article 61 alinéa 1er et l'article 64 alinéa 2 de la Constitution, qui obligent tout Congolais à s'opposer à toute prise de pouvoir par la force, l'USN appelle tous ses membres à se lever pour mettre fin à « l'aventure du pyromane et du récidiviste ».
Pour l'Union Sacrée, il s'agit de contrer l'axe du mal représenté par le rebelle Joseph Kabila Kabange, ses parrains, ses complices et tous les autres traîtres à la Patrie.
L'objectif affiché est double : montrer au monde que le peuple congolais reste résolument engagé derrière le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présenté comme le Père de la Nation, et poursuivre le soutien aux FARDC, à la Police Nationale Congolaise (PNC) et aux patriotes Wazalendo.
Concrètement, le Secrétariat Permanent demande à ses structures de prendre sans délai toutes les dispositions nécessaires. Il est question de prises de position, de déclarations solennelles et surtout de manifestations publiques et pacifiques sur l'ensemble du territoire national et dans la Diaspora.
À Kinshasa et à l'intérieur du pays, ces manifestations devront se dérouler avant la fin de ce mois d'octobre 2026, avec le concours des Présidents des Conseils provinciaux et des Gouverneurs. A l'étranger, la supervision des activités est confiée aux Secrétaires exécutifs de la Diaspora.
Dans un ton ferme, la note conclut que dans les circonstances actuelles d'agression, chaque Congolaise et chaque Congolais doit clairement prendre position, y compris ceux qui exigeaient leur présence au dialogue national. Pour l'USN, le silence ou l'inaction constituerait désormais un crime.
Une copie de cette note a été transmise pour information au Président Félix Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Haute Autorité Politique de l'Union Sacrée, ainsi qu'aux membres du Présidium et de la Conférence des Présidents.
Yves Sayo