Le gouvernement resserre l'étau autour du commandement militaire. Les autorisations de sortie du territoire accordées aux officiers généraux et supérieurs des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.
La décision a été notifiée dans une correspondance officielle datée du 15 octobre 2026, signée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita. Dans ce document adressé au Chef d'État-Major Général des FARDC, le patron de la Défense instruit formellement la hiérarchie militaire de surseoir à toute délivrance d'autorisation de sortie du territoire pour cette catégorie d'officiers.
Cette mesure intervient en application directe des résolutions prises lors du Conseil Supérieur de la Défense tenu le 14 octobre 2026. Cette instance stratégique, qui réunit autour du Chef de l'État les principaux responsables sécuritaires du pays, a visiblement jugé nécessaire de renforcer le contrôle sur les mouvements des hauts cadres de l'armée en cette période particulièrement sensible.
Si le ministère de la Défense ne détaille pas publiquement les motivations de cette suspension, elle s'inscrit dans un contexte sécuritaire marqué par de fortes tensions à l'Est du pays, des soupçons récurrents de collusion et la nécessité affirmée par les autorités de préserver la cohésion et la discipline au sein des forces de défense.
Concrètement, aucun officier général - généraux d'armée, de corps, de division et de brigade - ni aucun officier supérieur - colonels, lieutenants-colonels et majors - ne pourra quitter le territoire national sans une dérogation exceptionnelle, dont les critères restent à ce stade non communiqués.
Pour les observateurs, cette mesure vise à garantir la disponibilité opérationnelle permanente de l'ensemble du commandement, à prévenir toute tentative de défection et à assurer que les officiers restent mobilisables dans le cadre des opérations en cours et des réformes engagées au sein de l'appareil sécuritaire.
Le Chef d'État-Major Général est désormais chargé de l'exécution stricte de cette instruction sur toute l'étendue du territoire national et de sa diffusion à tous les échelons concernés.
Rédaction