À l’approche de la commémoration du 66ème anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale, l’Église catholique se mobilise pour marquer spirituellement cette date historique.
Dans un message adressé à l’ensemble des fidèles de l’Archidiocèse de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque Métropolitain de Kinshasa, a lancé une invitation solennelle à prendre part à une grande célébration eucharistique d’action de grâce.
Prévue pour le lundi 30 juin 2026, la messe sera présidée personnellement par le Cardinal Ambongo. Le lieu choisi pour cette solennité n’a rien d’anodin : la Cathédrale Notre-Dame du Congo, située au cœur de la capitale, demeure un symbole fort de la foi catholique en RDC et un cadre emblématique pour les grandes célébrations nationales.
À travers cette initiative, le Primat de l’Église catholique en RDC entend réunir la communauté des croyants autour d’un même élan : rendre grâce à Dieu pour le don de l’indépendance obtenue le 30 juin 1960, mais aussi confier à sa Providence l’avenir du pays.
Le 30 juin 1960 reste une date fondatrice dans l’histoire congolaise. Soixante-six ans plus tard, le contexte appelle, selon l’Église, à un devoir de mémoire, mais également à un regard lucide sur les défis actuels : la paix, la cohésion nationale, la justice sociale et le développement intégral de la personne humaine.
En invitant tous les fidèles catholiques, sans distinction de paroisse ni de communauté, le Cardinal Ambongo veut faire de cette messe un moment de communion nationale. Au-delà du cercle ecclésial, la célébration s’adresse à tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de solidarité, de pardon et de reconstruction du tissu social.
Depuis plusieurs décennies, l’Église catholique en RDC s’implique dans la promotion de la paix, de la démocratie et du bien commun. Les homélies du Cardinal Ambongo sont régulièrement suivies pour leurs appels à la responsabilité des dirigeants et à la mobilisation citoyenne.
Cette messe d’action de grâce s’inscrit donc dans cette continuité pastorale et prophétique : remercier pour le chemin parcouru, reconnaître les fragilités persistantes, et renouveler l’engagement de chacun pour une RDC plus juste et plus unie.
Yves Sayo