Réuni ce vendredi 10 avril 2026 en Conseil des ministres, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a reçu du Président Félix Tshisekedi une instruction claire : lancer la procédure officielle pour conférer à la cité de Nkamba, dans la province du Kongo-Central, le statut de « ville sainte ».
L’information a été rapportée par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.
Selon le compte-rendu officiel, cette reconnaissance poursuit quatre objectifs précis :
- Préserver le caractère spirituel du site : Nkamba est considérée par les fidèles kimbanguistes comme un espace sacré dont la dimension religieuse doit être maintenue intacte face aux mutations urbaines et économiques.
- Encadrer les activités de pèlerinage : chaque année, des milliers de pèlerins convergent vers la cité. Un statut officiel permettra de structurer l’accueil, la sécurité et la logistique liés à ces flux.
- Protéger son patrimoine religieux : le site abrite des lieux de mémoire liés à la vie et à l’œuvre de Simon Kimbangu. L’État entend garantir leur conservation et leur mise en valeur.
- Renforcer son rayonnement à l’échelle internationale : en officialisant le statut de Nkamba, la RDC souhaite positionner la cité comme destination spirituelle majeure en Afrique et dans le monde.
Dans son intervention, le Chef de l’État a rappelé que Nkamba constitue l’un des hauts lieux spirituels et historiques les plus importants du pays.
Berceau de la mission spirituelle de Simon Kimbangu, fondateur de l’Église kimbanguiste, la cité est qualifiée par des millions de croyants de « Nouvelle Jérusalem ».
Elle s’impose aujourd’hui comme le centre mondial de pèlerinage de l’Église kimbanguiste, dont l’influence dépasse les frontières congolaises.
Le Président Tshisekedi a souligné que cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté plus large de valoriser les composantes majeures du patrimoine spirituel et historique national.
Par cette initiative, le Gouvernement entend affirmer son engagement à préserver et promouvoir les hauts lieux de foi qui contribuent au rayonnement de la République démocratique du Congo.
La démarche rejoint une politique mémorielle déjà amorcée : le 6 avril, date marquant la naissance du ministère de Simon Kimbangu, est depuis 2023 un jour férié, chômé et payé sur toute l’étendue du territoire national.
Yves Sayo