Le bidonville de Pakadjuma, dans la commune de Limete, a été le théâtre de violences extrêmes ce mardi, avec des tirs à balles réelles, des affrontements entre groupes de jeunes et des actes de pillage qui ont plongé le quartier et ses environs, notamment Kingabwa, dans une situation de forte instabilité.
Les violences ont débuté dès les premières heures de la matinée, provoquant un mouvement de panique généralisé parmi les habitants. Selon des témoignages concordants, des groupes de jeunes délinquants, communément appelés Kuluna, se seraient infiltrés dans une manifestation initialement pacifique, transformant la contestation en affrontements violents.
Le bilan provisoire fait état d’au moins trois personnes tuées par balles et de plusieurs blessés, dont certains touchés par armes blanches. Des machettes et des couteaux ont été signalés, et plusieurs agressions ciblées ont été rapportées.
Les habitants accusent les forces de sécurité de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour prévenir les violences et dénoncent une répression jugée brutale.
Certains affirment même que des groupes armés bénéficieraient de la protection ou du soutien d’éléments incontrôlés issus des forces de sécurité, ce qui renforce la méfiance et la colère au sein de la population locale.
La situation demeure extrêmement tendue, les habitants redoutant une reprise des violences. Les appels au calme et à une réponse sociale urgente se multiplient.
Les autorités sont appelées à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la violence et à l’insécurité, et à engager un dialogue avec les habitants pour trouver des solutions durables à la crise sociale qui secoue Pakadjuma.
Les habitants de Pakadjuma réclament des solutions concrètes : relogement, indemnisation et ouverture d’un dialogue avec les autorités.
Ils exigent également que les responsables des violences soient identifiés et traduits en justice. La communauté internationale est également appelée à se mobiliser pour aider à trouver une solution pacifique à cette crise.
Yves Sayo