La fixation des tarifs du nouveau complexe funéraire New Sapins, par arrêté du Maire de Kolwezi, Me Jacques Masengo Kindele, continue de diviser l'opinion. Alors que d'aucuns dénoncent des coûts jugés exorbitants pour un cimetière public, avec 40$ par jour de morgue et 1.400$ à 6.000$ pour une inhumation, d'autres voix s'élèvent pour défendre le projet.
C'est le cas de Monsieur Feka Yannick, jeune leader et acteur communautaire, qui s'est exprimé en marge du site pour éclairer la population et appeler à ne pas céder à la désinformation.
D'entrée de jeu, Monsieur Feka Yannick a tenu à saluer le travail de l'autorité urbaine :
"Nous disons merci à Monsieur le Maire pour les efforts fournis, de nous avoir dotés d'un cimetière moderne, bien modernisé et proche de la population."
Revenant sur la polémique des prix, il a apporté une précision de taille souvent ignorée par le public :
"Ce n'est pas la Mairie qui a financé ce cimetière sur fonds propres. C'est le fruit d'un partenariat public-privé. Un investisseur privé a injecté pas moins de 2 millions de dollars américains pour construire un complexe aux normes internationales. Il est tout à fait normal qu'il cherche à rentabiliser son investissement."
Pour lui, la campagne qui présente la Mairie comme une institution qui "fait payer la mort à prix d'or" est une manipulation.
"Nous ne devons pas nous laisser influencer. Ceux qui propagent ces discours le font pour saboter le développement de Kolwezi. Avoir un tel cimetière, c'est une fierté pour honorer nos morts avec dignité."
Pour conclure, Feka Yannick a lancé un appel à la responsabilité et à l'unité :
"Kolwezi se développe. Au lieu de salir ce qui est bien, nous devons encourager et protéger ces œuvres. Nous saluons ce projet et nous appelons la population à le soutenir."
Un message qui se veut apaisant, entre défense d'un investissement privé et reconnaissance d'une infrastructure moderne au service des Kolweziens.
Etienne Kankwende/ Rédaction