Le ton a été fixé dès l’ouverture du 46ᵉ Sommet de la SADC. Le 12 août, devant le Conseil des ministres de l’organisation, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a fait le point sur le processus de désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda, FDLR.
Selon la cellule de communication du ministre, les FDLR ont signé un protocole prévoyant leur désarmement, leur démobilisation et leur cantonnement. L’étape suivante doit conduire soit à leur rapatriement au Rwanda, soit à leur transfert vers un pays tiers.
Floribert Anzuluni a insisté sur la nécessité de tenir la SADC régulièrement informée. « Cette mise à jour est très importante, d’autant plus que la SADC a été très impliquée et reste très impliquée sur la question congolaise », a-t-il déclaré.
Pour Kinshasa, l’organisation sous-régionale conserve une place décisive dans la recherche d’une paix durable dans l’Est de la RDC. Le protocole avait d’ailleurs déjà été présenté à Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud et président intérimaire de la SADC. « La SADC tient une place naturelle et décisive dans cette dynamique dont l’objectif est de rétablir la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo », a martelé le ministre.
Le programme préparatoire au Sommet des chefs d’État prévoit plusieurs rendez-vous clés :
- 12 août : réunion du Conseil des ministres de la SADC
- 14 août : Conférence publique de la SADC à l’Université de KwaZulu-Natal
- 15 août : réunion des hauts fonctionnaires et de la Troïka du Comité ministériel de l’Organe politique, de défense et de sécurité
- 16 août : réunion de la Troïka du Sommet de ce même Organe
Pour la RDC, ces rencontres sont l’occasion de rappeler que la crise de l’Est ne se limite pas aux frontières nationales. Elle est marquée par l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23 et par des défis sanitaires comme l’épidémie d’Ebola. Flux transfrontaliers, déplacements de populations et réseaux économiques lui confèrent une dimension résolument régionale.
Créée en 1980 sous le nom de SADCC puis devenue SADC en août 1992, la Communauté de développement de l’Afrique australe regroupe 16 États membres : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Comores, RDC, Eswatini, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Tanzanie, Seychelles, Zambie et Zimbabwe.
Sa mission est de promouvoir une croissance économique durable et équitable, en renforçant la coopération, l’intégration, la bonne gouvernance, la paix et la sécurité, afin que la région pèse davantage dans l’économie mondiale.
Yves Sayo