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Le CSAC frappe fort : Jules Mulindwa interdit de prêcher dans les médias jusqu’en juillet
By GéantRadio
Published on 05/06/2026 14:06
SOCIÉTÉ

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a prononcé la suspension du pasteur Jules Mulindwa de tous les médias audiovisuels et numériques opérant en République Démocratique du Congo. La mesure, d’une durée de 30 jours, est entrée en vigueur ce jeudi 4 juin 2026.  

Dans sa décision rendue publique, le CSAC motive la sanction par plusieurs manquements constatés lors d’une récente prédication du pasteur. L’instance évoque des propos à caractère injurieux, méprisant et discriminatoire. Ces déclarations visaient, selon le CSAC, une partie de la population congolaise, incluant notamment des figures de l’opposition politique.  

Au-delà de cette prédication, le Conseil indique avoir documenté la diffusion récurrente, sur diverses plateformes numériques, de contenus attribués au pasteur Jules Mulindwa. Ces contenus sont qualifiés de contraires aux bonnes mœurs ainsi qu’aux dispositions légales et déontologiques qui régissent la communication audiovisuelle en RDC.    

La portée de la décision est large. Elle interdit au pasteur Mulindwa toute intervention, directe ou indirecte, sur les chaînes de télévision, les stations de radio et les médias en ligne basés en RDC pendant un mois. Cela couvre les prédications, interviews, émissions, rediffusions et tout contenu préenregistré.  

Le CSAC a assorti sa décision d’une mise en garde formelle. Les responsables des organes de presse, les directeurs de programmes et les éditeurs de contenus numériques sont tenus de respecter strictement cette suspension. Toute diffusion d’une intervention ou d’une production du pasteur durant cette période exposerait les médias contrevenants à des sanctions prévues par la loi.    

Cette mesure s’inscrit dans la mission de régulation du CSAC, qui veille au respect de l’éthique, de la cohésion nationale et de l’ordre public dans l’espace médiatique congolais. L’article 33 de l’ordonnance-loi n°11/012 du 11 août 2011 confère au Conseil le pouvoir de sanctionner les dérives portant atteinte à la dignité humaine, à la paix sociale ou incitant à la discrimination.  

Le CSAC rappelle régulièrement que la liberté d’expression, bien que garantie par la Constitution, s’exerce dans les limites fixées par la loi. Les responsables religieux et les leaders d’opinion utilisant les médias ont une responsabilité particulière quant à la teneur de leurs propos.    

La suspension de 30 jours est exécutoire depuis le 4 juin 2026. Le CSAC a indiqué qu’il déploiera ses services de monitoring pour s’assurer de l’application effective de la mesure sur l’ensemble du territoire national et sur les plateformes accessibles depuis la RDC.  

À l’issue de la période de suspension, le pasteur Jules Mulindwa pourra reprendre ses activités médiatiques, sous réserve du respect du cadre réglementaire en vigueur. Les acteurs du secteur audiovisuel sont appelés à la vigilance pour éviter tout manquement susceptible d’entraîner de nouvelles procédures disciplinaires.  

Cette décision relance le débat sur l’équilibre entre liberté religieuse, liberté d’expression et responsabilité des communicateurs publics en RDC.

Yves Sayo 

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