À quelques jours de l’échéance, la capitale congolaise entre dans le rythme d’une mobilisation d’envergure. La campagne « Oui, je le veux », portée par le ministère de la Jeunesse, s’affiche désormais sur les principaux axes de Kinshasa. L’objectif est clair : rassembler massivement la jeunesse autour d’un message d’engagement citoyen le 12 août prochain.
Le décor urbain a changé. Sur le Boulevard du 30 Juin, l’avenue de la Libération, la route Bypass ou encore dans les communes de Gombe, Limete et Ngaliema, de nombreux panneaux géants ont été installés. Visuels sobres, slogan accrocheur, date en lettres capitales : tout est pensé pour capter l’attention des passants et des automobilistes.
Le message repris sur ces affiches ne laisse aucune ambiguïté : « Le rendez-vous de la jeunesse avec la jeunesse », fixé au 12 août à 9 heures. L’appel vise directement les jeunes de 15 à 35 ans, mais aussi les organisations de jeunesse, les mouvements associatifs et les leaders communautaires.
Cette visibilité accrue marque une nouvelle étape pour la campagne. Après une phase de sensibilisation digitale et de proximité dans les quartiers, « Oui, je le veux » investit désormais l’espace public pour toucher un public plus large.
À l’origine de cette dynamique se trouve la ministre de la Jeunesse, Grâce Émie Kutino. Depuis sa nomination, elle fait de la participation des jeunes aux questions de développement et de gouvernance l’un des axes prioritaires de son mandat.
Pour son équipe, « Oui, je le veux » n’est pas un simple slogan. Il s’agit d’une invitation à dire oui à l’engagement, oui à la responsabilité, oui à la construction d’un avenir commun. La ministre l’a répété lors de plusieurs rencontres avec des structures de jeunes : la jeunesse ne doit plus être spectatrice, elle doit être actrice.
Le choix de la date n’est pas anodin. Le 12 août correspond à la Journée Internationale de la Jeunesse, célébrée chaque année par les Nations Unies. En l’alignant sur ce calendrier mondial, la campagne cherche à donner une portée symbolique forte à la mobilisation kinoise.
À mesure que l’échéance approche, l’effervescence se fait sentir bien au-delà du centre-ville. Dans les communes de Masina, Kimbanseke, Bumbu et Kalamu, des jeunes se réunissent pour préparer des banderoles, des chants et des messages. Les réseaux sociaux relaient également l’événement avec le hashtag #OuiJeLeVeux.
Plusieurs responsables d’organisations de jeunesse contactés indiquent avoir reçu des kits de mobilisation et des invitations officielles. L’idée est de faire du 12 août un moment de rassemblement, mais aussi de propositions concrètes sur l’emploi, l’éducation, l’entrepreneuriat et la paix.
Dans les marchés et les universités, le sujet revient dans les conversations. Beaucoup y voient l’occasion d’exprimer leurs attentes face aux pouvoirs publics, mais aussi de montrer leur volonté de s’impliquer dans les solutions.
Au-delà de l’aspect festif, la marche annoncée vise plusieurs objectifs. Le premier est de dresser un état des lieux des défis de la jeunesse congolaise : accès à l’emploi, formation professionnelle, santé, culture et participation politique.
Le second est de présenter les programmes du ministère et d’ouvrir un dialogue direct entre les décideurs et les bénéficiaires. L’équipe de la ministre insiste sur la nécessité de co-construire les politiques publiques avec ceux qu’elles concernent en premier.
Enfin, « Oui, je le veux » veut envoyer un signal fort : la jeunesse kinoise est mobilisée, organisée et prête à prendre sa place dans le développement du pays.
Les services de la ville et les organisateurs travaillent actuellement sur les derniers aspects logistiques. Le point de départ, le parcours et les mesures de sécurité sont en cours de finalisation afin de garantir le bon déroulement de la marche.
Yves Sayo