Kisangani s’est réveillée dans une atmosphère de recueillement il y a quelques jours. La province de la Tshopo pleure avec son gouverneur, Paul Lendongolia, qui a perdu son fils biologique âgé de seulement 8 ans. L’annonce du décès a plongé l’autorité provinciale et de nombreuses familles kisanganaises dans une profonde émotion.
La cérémonie d’hommage s’est tenue dans l’intimité familiale, conformément à la volonté du gouverneur. Malgré la douleur, Paul Lendongolia a tenu à remercier la population pour les messages de compassion reçus depuis l’annonce du drame. Entouré de ses proches, des membres de son cabinet, de quelques autorités locales et de leaders religieux, il a conduit lui-même les prières en mémoire de l’enfant disparu.
Selon des sources proches du gouvernorat, le petit garçon s’est éteint après quelques jours d’hospitalisation. Les causes exactes du décès n’ont pas été rendues publiques, la famille ayant choisi de préserver sa vie privée en ce moment difficile. Le gouverneur a simplement indiqué que son fils était « un enfant joyeux, curieux et plein de vie ».
Connu pour sa rigueur dans la gestion des affaires de la province, Paul Lendongolia a suspendu brièvement ses activités officielles pour se consacrer aux obsèques. Plusieurs réunions prévues au gouvernorat ont été reportées. Cette pause a été comprise par l’ensemble de l’administration provinciale, consciente que même les hommes d’État traversent des épreuves personnelles.
Dans un message sobre publié sur ses canaux officiels, le gouverneur a écrit : « Aujourd’hui, je ne suis plus le gouverneur. Je suis simplement un père qui dit adieu à son enfant. Je rends grâce à Dieu pour le temps qu’Il nous a donné ensemble ». Ces mots ont suscité une vague de solidarité sur les réseaux sociaux et dans les rues de Kisangani.
Dès l’annonce du décès, de nombreuses personnalités ont exprimé leur soutien. Les députés provinciaux, les autorités militaires, les chefs coutumiers, les confessions religieuses et la société civile ont adressé leurs condoléances à l’autorité provinciale. Des prières ont été organisées dans plusieurs paroisses de la ville pour le repos de l’âme de l’enfant.
Des habitants rencontrés près du gouvernorat confient leur tristesse : « Nous avons vu le gouverneur travailler jour et nuit pour Kisangani. Aujourd’hui c’est à nous de l’entourer. Perdre un enfant, c’est la douleur la plus dure ». Cette mobilisation montre le lien qui unit le gouverneur à sa population, au-delà des fonctions officielles.
Face à l’émotion suscitée, le service de communication du gouvernorat a demandé aux médias et au public de respecter le deuil de la famille. Aucune image du défunt ne sera diffusée et la famille ne fera plus de déclaration publique dans les jours à venir. L’objectif est de permettre aux proches de traverser ce deuil dans la dignité et la tranquillité.
Au-delà du drame, cet événement rappelle à tous la fragilité de l’existence. Le gouverneur, souvent vu lors des chantiers, des réunions de sécurité et des tournées dans les territoires, se retrouve aujourd’hui face à l’épreuve universelle de la perte d’un enfant. Une épreuve qui transcende les titres et les responsabilités.
Plusieurs pasteurs et imams de Kisangani ont invité la population à porter la famille Lendongolia dans la prière. « Nous prions pour que Dieu donne au gouverneur et à son épouse la force de tenir. Que la Tshopo soit une famille qui console dans les moments difficiles », a déclaré un responsable religieux lors d’un culte d’intercession.
Alors que la ville reprend peu à peu son rythme, le souvenir de ce fils de 8 ans restera gravé dans les cœurs. Son départ prématuré a rappelé à toute la province l’importance de la solidarité, de l’empathie et du soutien mutuel.
En ces moments deuil, la rédaction adresse ses sincères condoléances au gouverneur Paul Lendongolia, à son épouse, à toute sa famille biologique et à ses proches. Que l’âme du petit repose en paix, et que Dieu accorde réconfort à ceux qui restent.
Biobe Mugheni