La République Démocratique du Congo accueillera la 41e édition des Championnats d’Afrique de lutte en 2027. La décision a été officialisée lors de l’Assemblée Générale de United World Wrestling Africa, tenue à Alexandrie, en Égypte.
Ce qui relevait encore récemment d’une simple manifestation d’intérêt s’est mué en engagement officiel. Un signal fort, porté notamment par le soutien affiché de Nenad Lalovic, président de United World Wrestling. Cette marque de confiance illustre le crédit retrouvé par Kinshasa sur la scène sportive continentale et positionne désormais la RDC comme un acteur incontournable de la lutte africaine.
Pour la Fédération congolaise des luttes associées, l’heure est à la structuration. Le cap est clair : méthodologie, anticipation et professionnalisme.
« Notre priorité est de faire rapport au ministre des Sports et aux instances dirigeantes du sport congolais afin d’installer le comité d’organisation dans les plus brefs délais », a précisé Éric Kinzambi, président de la FECOLUTAS. « Nous devons élaborer un chronogramme précis et enclencher les commandes d’équipements homologués. L’objectif est simple : garantir une édition irréprochable, à la hauteur des attentes. »
United World Wrestling entend jouer pleinement son rôle d’accompagnement. « Nous sommes prêts à vous assister à chaque étape », a assuré Nenad Lalovic. « Que ce soit par l’envoi d’experts techniques, de matériel ou d’un appui logistique, notre engagement est total. C’est la garantie d’une organisation répondant aux meilleurs standards internationaux. »
Avec près de 1 000 athlètes, officiels et délégations attendus, la RDC ambitionne de hisser ces championnats au niveau des références continentales, voire mondiales.
Pour y parvenir, le pays compte capitaliser sur l’héritage infrastructurel des IXes Jeux de la Francophonie. Les installations sportives rénovées ou construites à cette occasion offrent à Kinshasa une base solide pour organiser une compétition moderne, sécurisée et médiatisée. Au-delà du volet sportif, l’événement représente un enjeu d’image majeur : démontrer la capacité de la RDC à accueillir des rendez-vous internationaux d’envergure.
Le défi est multidimensionnel. Réussir ces championnats implique une synergie entre le gouvernement, le ministère des Sports, la FECOLUTAS, les partenaires privés et les instances internationales. Formation des officiels, accueil des délégations, retransmission télévisée, promotion de la discipline : chaque détail comptera.
Sur le plan sportif, la RDC veut aussi briller sur les tapis. La dynamique est déjà lancée avec la 40e édition en cours en Égypte. Les Léopards lutte y entrent en lice ce lundi 27 avril 2026, portés par l’ambition et la détermination. Symbole de cette nouvelle génération : Dunia Sibomana Rodriguez, 18 ans. Le jeune lutteur, qui évolue aux États-Unis, a rejoint la sélection nationale pour renforcer les chances de médailles congolaises.
Obtenir l’organisation de la 41e édition n’est pas une fin en soi, mais le début d’un processus exigeant. Entre 2026 et 2027, Kinshasa devra prouver sa capacité à transformer cette opportunité en succès organisationnel et sportif.
Si le pari est relevé, la RDC s’imposera durablement comme un pôle majeur de la lutte en Afrique subsaharienne. Plus qu’une compétition, c’est l’image d’un pays qui se joue, et la crédibilité d’un projet sportif national qui se construit. Le compte à rebours est lancé.
Etienne Kankwende