À Kolwezi, le Procureur général s’est rendu à la prison centrale de Dilala pour un audit approfondi des conditions de détention et de la régularité des titres de détention. Accompagné de ses collaborateurs et des responsables judiciaires locaux, il a procédé à la vérification des registres d’écrou, des mandats de dépôt et des dossiers individuels des personnes incarcérées.
Au terme de ce contrôle rigoureux de la régularité des procédures judiciaires, Firmin Mvonde Mambu a ordonné la remise en liberté immédiate de 52 détenus. Selon les éléments communiqués sur place, les faits reprochés à ces personnes ont été jugés bénins.
Plusieurs cas concernaient des dépassements des délais légaux de détention préventive, des infractions mineures ou des situations où le maintien en détention ne se justifiait plus au regard du Code de procédure pénale.
La libération de ces 52 personnes s’est déroulée en présence des autorités judiciaires provinciales, de l’administration pénitentiaire et de représentants de la société civile. Chaque dossier a fait l’objet d’un examen individuel avant la prise de décision. L’objectif était d’éviter toute erreur et de s’assurer que seules les détentions irrégulières ou manifestement disproportionnées étaient concernées par la mesure.
Cette démarche traduit la volonté constante du pouvoir judiciaire de garantir le respect des droits fondamentaux consacrés par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Elle constitue également une réponse concrète à la problématique des détentions arbitraires, régulièrement relevée dans les rapports des organisations nationales et internationales de défense des droits humains.
Au-delà de l’aspect juridique, l’initiative participe au désengorgement des établissements pénitentiaires. La prison centrale de Dilala, à l’image de plusieurs autres maisons d’arrêt du pays, fait face à une surpopulation carcérale chronique. Cette situation complique la gestion quotidienne, dégrade les conditions de vie des détenus et limite les possibilités de réinsertion. La libération des personnes détenues pour des faits bénins contribue donc à alléger la pression sur l’infrastructure.
Les responsables de la prison de Dilala ont reçu instruction de poursuivre l’assainissement des dossiers carcéraux et de signaler systématiquement toute détention susceptible d’être irrégulière. Les chefs d’offices des parquets du ressort ont été invités à renforcer les contrôles périodiques et à transmettre des rapports réguliers au parquet général près la Cour de cassation.
La mission du Procureur général à Kolwezi confirme le rôle central du ministère public dans la régulation du fonctionnement de l’appareil judiciaire.
Elle rappelle que la légalité des détentions reste une exigence permanente et que le respect de la dignité humaine constitue un pilier de l’État de droit en République Démocratique du Congo.
Etienne Kankwende/ Cellcom PGC