La bataille pour la tête de la Fédération congolaise de football association entre dans une phase décisive. Bosco Mwehu, président de la Commission de Gestion de la Ligue nationale de football, a déposé ce mardi sa candidature pour briguer la présidence de la FECOFA. Le dépôt est intervenu à quelques heures seulement de la clôture officielle des candidatures, prévue ce même jour.
Cette candidature, attendue dans les milieux sportifs depuis plusieurs semaines, vient clarifier les contours d’un scrutin qui s’annonce particulièrement disputé. En sa qualité de dirigeant de la LINAFOOT, Bosco Mwehu est un acteur central du football congolais depuis plusieurs saisons. Son implication dans la gestion du championnat national d’élite lui confère une connaissance approfondie des enjeux structurels, financiers et organisationnels du football local. 
L’annonce intervient dans un contexte marqué par d’importantes manœuvres en coulisses. Depuis l’ouverture de la période de dépôt, plusieurs noms circulent pour la succession à la tête de l’instance faîtière du football congolais. Les alliances se dessinent, les soutiens se négocient et chaque candidature redéfinit les rapports de force.
En franchissant le pas ce mardi, Bosco Mwehu rejoint officiellement la course et oblige les autres prétendants à ajuster leur stratégie. Le timing choisi, à la dernière limite du délai réglementaire, est aussi un signal politique. Il traduit une volonté de maîtriser le calendrier médiatique tout en évaluant les forces en présence avant de se déclarer.
À la tête de la Commission de Gestion de la LINAFOOT, Bosco Mwehu a piloté l’organisation du championnat dans un environnement souvent complexe. Calendriers contraints, contraintes logistiques, exigences des clubs et pressions des partenaires : la gestion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 impose une expérience de terrain.
Sa candidature pose donc la question de la continuité entre la gestion du championnat professionnel et la gouvernance globale du football congolais. La FECOFA, au-delà de la LINAFOOT, chapeaute les équipes nationales, le football des jeunes, le football féminin, l’arbitrage, la formation et les relations avec la CAF et la FIFA. L’enjeu du scrutin dépasse ainsi la seule organisation des compétitions domestiques. 
Aucune déclaration officielle n’a accompagné le dépôt de candidature de Bosco Mwehu. Le dirigeant réserve pour l’instant sa prise de parole, laissant la place aux analyses et aux spéculations sur son projet. Cette posture de réserve est fréquente à ce stade, les candidats attendant souvent la validation des dossiers par la commission électorale avant de dévoiler leurs programmes.
L’élection à la présidence de la FECOFA est l’une des plus scrutées du paysage sportif congolais. Elle intervient alors que le football national cherche à stabiliser sa gouvernance, relancer ses compétitions et redonner une dynamique aux Léopards sur la scène continentale. Les clubs, les ligues provinciales, les anciens internationaux et les partenaires institutionnels attendent des signaux clairs sur la vision du prochain exécutif.
Avec la clôture des dépôts ce mardi, la commission électorale entre désormais dans la phase d’examen des candidatures. Conformément aux textes, chaque dossier sera analysé au regard des conditions d’éligibilité : critères d’ancienneté, parrainages, casier judiciaire, et conformité administrative.
La publication de la liste définitive des candidats retenus marquera le véritable coup d’envoi de la campagne. Viendront ensuite la présentation des programmes, les débats et le vote des membres de l’Assemblée générale de la FECOFA, seule instance habilitée à élire le président.
Le prochain président héritera de dossiers majeurs. Parmi eux : la professionnalisation effective des clubs, la régularité du calendrier de la LINAFOOT, la réforme de l’arbitrage, le développement des infrastructures et la mobilisation des ressources financières. La question de la transparence dans la gestion et du renforcement des sélections nationales sera également au centre des débats.
En se portant candidat, Bosco Mwehu confirme que l’élection ne se jouera pas par défaut. Sa présence donne du poids à la compétition et promet des échanges de fond sur l’avenir du football congolais. Les prochains jours permettront de mesurer l’accueil réservé à sa candidature par les différentes composantes de la FECOFA et de dessiner les premiers clivages de cette élection capitale.
Etienne Kankwende/ Rédaction