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Secteur minier en RDC : l'ASADHO dénonce la corruption et propose des réformes
By GéantRadio
Published on 31/03/2026 19:42
SOCIÉTÉ

L'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO) a organisé un atelier de réflexion sur le diagnostic de la corruption dans le secteur minier cupro-cobaltifère en République Démocratique du Congo (RDC), ce mardi 31 mars 2026 à Kolwezi, dans la province du Lualaba.

Cette rencontre, qui a réuni plusieurs structures citoyennes, a été animée par Jean-Claude Katende, avocat au barreau de Lubumbashi et président national de l'ASADHO.

Lors de son intervention, M. Katende a présenté les conclusions de l'étude menée par son organisation, mettant en évidence l'ampleur des pratiques de corruption dans la filière stratégique du cuivre et du cobalt en RDC. Selon les résultats de l'étude, trois domaines clés de la chaîne décisionnelle sont particulièrement exposés à des risques élevés de corruption.

Il s'agit notamment de l'octroi des licences et de la gestion des contrats miniers, de la gouvernance des entreprises publiques, ainsi que des études d'impact environnemental et social (EIES) et de la gestion des impacts qui en découlent.

Le rapport souligne que la corruption et la fraude demeurent très présentes dans la filière cupro-cobaltifère, avec des conséquences directes sur les communautés locales, l'environnement et le climat des affaires en RDC. Toutefois, les experts estiment que ces risques peuvent être atténués grâce à des mesures appropriées et à une volonté politique renforcée.

Pour faire face à cette situation, l'ASADHO préconise une approche holistique reposant sur des réformes normatives, la modernisation technologique et le renforcement de l'intégrité des acteurs du secteur. L'objectif est de transformer les avancées législatives en actions concrètes sur le terrain pour assainir le secteur minier congolais, considéré comme un levier majeur de développement.

Parmi les recommandations formulées par l'ASADHO, on peut citer la restauration de la souveraineté informationnelle de l'État, notamment à travers le financement d'une contre-expertise géologique nationale, ainsi que le renforcement de la transparence dans l'attribution des titres miniers. Le rapport insiste également sur l'identification des bénéficiaires effectifs des permis de recherche afin de prévenir les conflits d'intérêts et le blanchiment des capitaux impliquant des personnes politiquement exposées.

L'ASADHO appelle à l'engagement de toutes les parties prenantes pour mettre en œuvre ces recommandations et assainir le secteur minier congolais. "Il est essentiel que les recommandations formulées pour chacun de ces axes soient effectivement prises en compte et mises en œuvre", a déclaré M. Katende.

Cet atelier de vulgarisation s'inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne visant à promouvoir une gestion transparente et responsable des ressources naturelles en RDC.

Etienne Kankwende 

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