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Joseph Kabila a quitté le pouvoir pour éviter un bain de sang
By GEANT RADIO
Published on 08/02/2026 01:04
POLITIQUE

L'ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, a accordé une interview exclusive à TV5 Afrique, dans laquelle il revient sur les circonstances du départ de l'ex-Président congolais du pouvoir.

Selon lui, Joseph Kabila a pris la décision de quitter le pouvoir pour éviter un bain de sang et préserver l'unité nationale.

Les raisons du départ de Joseph Kabila

Mwilanya explique que le départ de Joseph Kabila a été motivé par des pressions internationales consécutives à la révision du Code minier, qui visait à renforcer le contrôle de l'État congolais sur l'exploitation de ses ressources naturelles.

Il affirme que ces pressions provenaient notamment de puissances occidentales et d'intérêts multinationaux qui ne voulaient pas voir le gouvernement congolais prendre le contrôle de ses ressources.

La révision du Code minier : un tournant décisif

Mwilanya considère que la révision du Code minier a été un tournant décisif dans la décision de Joseph Kabila de quitter le pouvoir.

Il affirme que cette réforme visait à augmenter les retombées sociales pour la population congolaise, mais qu'elle a suscité de fortes résistances de la part de certaines puissances occidentales et d'intérêts multinationaux.

Accusations contre le régime de Félix Tshisekedi

Mwilanya accuse le régime de Félix Tshisekedi d'avoir cédé sur la souveraineté des ressources naturelles et estime que l'expérience du pouvoir actuel a permis aux Congolais de "redécouvrir" le véritable bilan de Joseph Kabila.

Il critique également la gestion des ressources naturelles sous Félix Tshisekedi, affirmant que le président actuel a accepté des accords défavorables à la souveraineté économique de la RDC.

La situation sécuritaire dans l'est du pays

Mwilanya établit un lien entre les orientations économiques du régime de Félix Tshisekedi et la situation sécuritaire dans l'est du pays, affirmant que la perte de contrôle de certains territoires et la persistance de l'insécurité traduisent un affaiblissement de l'État sous l'actuelle gouvernance.

La pression fiscale et la précarité

Mwilanya dénonce également une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie, citant notamment la multiplication des taxes et le coût élevé de certains services administratifs.

Il estime que la majorité des Congolais vivent aujourd'hui dans une précarité extrême, une situation qu'il considère comme inédite depuis l'indépendance.

Conclusion

En conclusion, Néhémie Mwilanya affirme que le recul historique permettrait aux Congolais de distinguer la "propagande" de la réalité du bilan de Joseph Kabila. Il estime que l'expérience du pouvoir actuel a contribué à réhabiliter l'image de l'ancien Président. "L'histoire nous jugera", a-t-il martelé.

Yves Sayo 

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