Le président Félix Tshisekedi s'est rendu à Washington pour participer à la 74e édition du National Prayer Breakfast, un événement annuel qui rassemble des leaders politiques, religieux et économiques du monde entier.
Cette visite intervient deux mois après la signature des accords de Washington avec le Rwanda, visant à rétablir la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.
Un Dialogue National sous Conditions
Lors de son séjour, Félix Tshisekedi a rencontré l'opposant Martin Fayulu, qui a insisté sur le rôle clé de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l'Église du Christ au Congo (ECC) dans le processus de dialogue national.
Le président a souligné l'importance de l'unité nationale et a posé des conditions pour le dialogue : il doit se tenir sur le territoire national, sous la conduite des institutions de la République, et ne doit pas remettre en cause les institutions issues des élections.
Des Initiatives Diplomatiques en Marche
Les initiatives diplomatiques, notamment le processus de Washington et celui de Doha, visent à gérer les tensions entre Kigali et Kinshasa, ainsi qu'à résoudre la crise entre Kinshasa et l'AFC/M23. Cependant, la situation sur le terrain reste préoccupante, avec une escalade des violences dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Une Opposition Divisée
L'opposition congolaise conteste le cadre fixé par Félix Tshisekedi pour le dialogue national, estimant qu'il exclut le duo CENCO-ECC, pourtant considéré comme médiateur par une partie de l'opposition et de la société civile. Cette divergence souligne les défis à relever pour parvenir à un dialogue national inclusif et efficace.
Des Attentes Hautes
La communauté internationale et les acteurs sociopolitiques congolais attendent des résultats concrets de ces initiatives diplomatiques et du dialogue national. La stabilité et la paix dans la région des Grands Lacs en dépendent.
Yves Sayo