La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) a annoncé suivre avec attention l'arrestation d'Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), et ancien président de l'Assemblée nationale.
Cette arrestation, survenue dans la nuit du 17 au 18 janvier 2026, a été effectuée par les forces de sécurité congolaises à son domicile à Kinshasa.
Un contexte politique tendu
L'arrestation d'Aubin Minaku intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des figures liées à l'ancien régime de Joseph Kabila. Le PPRD, dont Minaku est un cadre important, est considéré comme un parti d'opposition au gouvernement actuel. Les motifs exacts de l'arrestation n'ont pas encore été officiellement communiqués par les autorités.
La CNDH rappelle les droits fondamentaux
Dans un communiqué, la CNDH rappelle que la liberté individuelle est un droit fondamental garanti par la Constitution de la RDC. Elle souligne également l'importance du professionnalisme et du respect de la loi dans l'action des services publics chargés de la sécurité et du renseignement.
Des voix s'élèvent contre les arrestations arbitraires
Des voix s'élèvent depuis plusieurs mois pour dénoncer les agissements et arrestations "arbitraires" orchestrés par le Conseil national de Cyberdéfense (CNC), service spécialisé dépendant de la Présidence de la République. La CNDH invite les acteurs politiques, institutionnels et sociaux à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect de l'État de droit.
Yves Sayo