Le lieutenant-général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la Troisième Zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo, a comparu devant la Haute Cour militaire le 20 janvier 2026.
Il est accusé de trahison, d'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, ainsi que de contacts avec une force étrangère, notamment le Rwanda.
Les Faits
- Le général Yav Irung a rejeté toutes les accusations portées contre lui, affirmant avoir reçu un message anonyme accusant les FARDC d'utiliser les FDLR pour déstabiliser le Rwanda.
- Il a précisé que ce message avait été envoyé au général-major Peter Cirimwami Nkuba, alors commandant du secteur opérationnel Sokola II.
- La Haute Cour militaire a jugé recevable mais non fondée la requête des avocats du général Yav, qui demandaient sa libération provisoire.
Les Accusations
- Trahison et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline
- Contacts avec une force étrangère, notamment le Rwanda
- Participation à un mouvement insurrectionnel
La Défense
- Les avocats du général Yav ont dénoncé plusieurs irrégularités, notamment l'incompétence de la Haute Cour militaire et le caractère arbitraire de l'arrestation de leur client.
- Ils ont demandé la mainlevée de la détention préventive et l'écartement des débats des procès-verbaux contestés.
Yves Sayo