Le Secrétaire Général de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, est monté au créneau pour défendre le bilan du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et répondre à ceux qui érigent l'ancien Président Joseph Kabila en modèle de gouvernance.
Dans une déclaration au ton ferme, le numéro un du parti présidentiel a opposé deux chiffres pour illustrer sa démonstration : les réserves de change de la République Démocratique du Congo.
« La réserve de change sous Félix Tshisekedi est de 8 milliards de dollars, alors que Kabila, en 18 ans, n'en a laissé qu'un milliard », a affirmé Augustin Kabuya. Selon lui, cet indicateur macroéconomique à lui seul suffit à résumer l'écart de gestion entre les deux régimes.
Il rappelle qu'en 2019, à la prise de pouvoir de Félix Tshisekedi, les caisses de l'État étaient pratiquement vides, avec une réserve de change qui peinait à couvrir quelques semaines d'importations. Aujourd'hui, soutient-il, le pays dispose d'un matelas financier historique, fruit d'une rigueur dans la gestion et d'une amélioration du recouvrement des recettes publiques, notamment dans le secteur minier.
Au-delà des chiffres, Augustin Kabuya met en avant ce qu'il qualifie de « réalisations concrètes et visibles » du quinquennat Tshisekedi.
« Or, sous Félix Tshisekedi, le pays est en train d'être construit, le social est amélioré, les enfants vont gratuitement à l'école et les femmes accouchent gratuitement ; Kabila n'est pas un modèle », a-t-il martelé.
Pour le Secrétaire Général de l'UDPS, le bilan social du Président Tshisekedi est sans précédent. Il cite notamment :
1. La gratuité de l'enseignement de base : Plus de 4 millions d'enfants supplémentaires ont retrouvé le chemin de l'école grâce à cette mesure phare, mettant fin à un système où l'éducation était un luxe réservé aux plus nantis.
2. La gratuité de la maternité : Instaurée dans le cadre de la Couverture Santé Universelle, cette réforme permet désormais à des milliers de femmes congolaises d'accoucher sans frais dans les structures publiques, réduisant ainsi la mortalité maternelle et infantile.
3. Les grands chantiers d'infrastructures : Le programme de développement local des 145 territoires, la construction de routes, d'écoles, de centres de santé et d'universités à travers le pays, sont présentés comme la preuve que le pays se transforme.
Pour Augustin Kabuya, opposer ces avancées sociales au bilan de 18 ans de Joseph Kabila relève de la mauvaise foi. Il estime que ceux qui regrettent le régime passé oublient volontairement la précarité qui caractérisait le quotidien des Congolais et la faible capacité d'investissement de l'État à l'époque.
En conclusion, le Vice-Président de l'Assemblée Nationale appelle les Congolais à ne pas se laisser distraire par ce qu'il qualifie de « nostalgie trompeuse » et à préserver les acquis de la gouvernance actuelle, tout en reconnaissant que des efforts restent à fournir pour améliorer davantage les conditions de vie de la population.
Yves Sayo