Au cœur d’une polémique qui agite les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti du silence. Dans une déclaration transmise à la presse ce mardi, il rejette « catégoriquement » toute implication dans le meurtre de Vally Amisi, jeune entrepreneur congolais dont le décès suscite de nombreuses spéculations.
Le membre du gouvernement dénonce avec fermeté les allégations qui circulent en ligne et dans certains cercles, l’accusant d’être le commanditaire du drame.
Face aux rumeurs, Didier Budimbu a tenu à rétablir ce qu’il appelle « la vérité des faits ».
« On m’attribue des appartements dont j’ignore l’existence et des contrats qui n’existent pas », a-t-il déclaré. Pour le ministre, ces accusations relèvent d’une campagne de désinformation visant à ternir son image et celle de son ministère.
Il insiste sur son engagement à la transparence : « Je ne me reproche absolument rien. La vérité finira par triompher », a-t-il martelé, visiblement affecté par les insinuations dont il fait l’objet.
Le ministre ne nie cependant pas avoir croisé la route de Vally Amisi dans le cadre de ses fonctions. Il reconnaît lui avoir « voulu sa chance » en lui accordant un marché public.
Selon lui, cette décision s’inscrivait dans la volonté du gouvernement de promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et de donner des opportunités aux porteurs de projets innovants dans le secteur des sports et des loisirs.
« Mon rôle est d’ouvrir des portes à la jeunesse congolaise. J’ai agi dans ce cadre, en toute légalité et en respectant les procédures », précise-t-il. Il ajoute que l’octroi de ce marché ne saurait en aucun cas être interprété comme un motif ou un lien avec les événements tragiques survenus par la suite.
Didier Budimbu appelle à la retenue et à la responsabilité, notamment sur les réseaux sociaux où les hypothèses les plus diverses circulent sans preuve.
« Nous sommes dans un État de droit. Laissons les enquêteurs travailler sereinement. Les conclusions viendront de la justice, pas des rumeurs », a-t-il souligné.
Le ministre dit avoir mis à disposition des autorités compétentes toutes les informations nécessaires pour faire la lumière sur ce dossier. Il assure qu’il se tient à la disposition de la justice si besoin.
Cette affaire intervient dans un contexte où le ministère des Sports et Loisirs est scruté de près, à l’approche de plusieurs échéances sportives nationales et internationales. Le gouvernement a multiplié ces derniers mois les appels d’offres pour la réhabilitation d’infrastructures et le soutien aux jeunes talents.
Pour plusieurs observateurs, la rapidité avec laquelle les rumeurs se propagent illustre les défis de la communication publique et la nécessité de lutter contre la désinformation.
Du côté de la famille de Vally Amisi, l’émotion reste vive. Des collectifs de jeunes entrepreneurs ont appelé à ce que toute la vérité soit faite, tout en condamnant les récupérations politiques.
À ce stade, aucune charge officielle n’a été retenue contre le ministre. Les services en charge de l’enquête n’ont pas communiqué publiquement sur l’avancée du dossier.
Didier Budimbu, lui, dit vouloir continuer son travail « sans distraction ». Il promet de publier prochainement la liste des marchés publics attribués par son ministère afin, dit-il, de « couper court à toute spéculation ».
« Ma conscience est tranquille. Je continuerai à servir le pays et la jeunesse avec la même détermination », conclut-il.
En attendant les conclusions de l’enquête judiciaire, le gouvernement appelle l’opinion à faire preuve de prudence et à ne pas se faire le relais d’informations non vérifiées.
Etienne Kankwende